Plan de relance : l’agence de l’eau déploie des moyens financiers supplémentaires

Déjà partie prenante de la relance de l’activité dès le printemps 2020, le Conseil d’administration a pris de nouveaux engagements au service des territoires et de la transition écologique, tout en initiant une démarche inédite de programmation conjointe avec les services de l’Etat.

Le plan d’accélération "Eau 2021" a déjà généré quelque 5,2 millions d’euros d’aides. « Notre ambition est de voir s’accroitre cette dotation d’ici la fin de l’année 2020, puis jusqu’à fin 2021 » a déclaré Nicolas Forray, président du Conseil d’administration. C’est en effet la date-butoir que le Conseil d’administration a retenu pour proposer des dispositifs d’aide bonifiés ou bénéficiant au plus grand nombre. Les nouvelles dispositions adoptées à l’unanimité par le Conseil d’administration et actualisant celles votées le 18 juin dernier apportent une réponse concrète au plan « France Relance ». Les 6 agences de l’eau ont été identifiées comme opérateurs du plan national à hauteur de 250 M€ dont 18,7 M€ de crédits supplémentaires pour l’agence de l’eau Rhin-Meuse en 2021.

Les nouvelles dispositions votées par le Conseil d’administration concernent en particulier :

l’actualisation des montants plafonds pour tenir compte de la réalité des coûts du marché et accroître l’attractivité des aides,
la prise en compte des travaux d’amélioration du traitement du phosphore, cause de la dégradation de la qualité de nombreux cours d’eau et frein à l’atteinte du bon état des eaux,
l’augmentation du taux d’aide à 80% dans le cadre d’un plafond de dépense majoré pour les travaux de végétalisation des cours d’école.


Ce sont quelque 78 millions d’euros qui sont ainsi fléchés directement sur le plan d’accélération jusqu’à fin 2021

Afin d’optimiser les financements potentiels sur le bassin Rhin-Meuse en faveur des politiques de l’eau, de biodiversité ou de transition agroécologique, le Conseil d’administration a salué la coordination engagée entre l’agence de l’eau et le secrétariat général pour les affaires régionales de la préfecture. Il a ainsi été acté d’établir une programmation des aides permettant d’identifier le financement le plus pertinent (dotation de soutien à l’investissement local, aides de l’agence de l’eau Rhin-Meuse, aides d’autres financeurs publics…). « Cette articulation va à la fois faciliter l’identification des projets et offrir de la visibilité quant à leur plan de financement. C’est de la sérénité que nous apportons aux nouveaux exécutifs locaux » analyse Nicolas Forray.

Dans la continuité de la séance, le Conseil d’administration a adopté :

la convention pour la mise en œuvre des paiements pour services environnementaux (PSE). Il s’agit de la dernière étape pour le déploiement opérationnel de ces nouveaux outils voulus par la loi biodiversité de 2018 et qui place les collectivités au centre du dispositif. Au terme de l’appel à manifestation au 1er septembre dernier, ce sont 14 projets qui ont été retenus sur le bassin Rhin-Meuse.

l’appel à manifestation d’intérêt « Eau et Santé ». L’ambition est de pouvoir soutenir des projets de recherche et d’acquisition de connaissance pour investiguer les liens entre santé humaine et santé des écosystèmes, en association avec un acteur et des enjeux locaux. L’enveloppe consacrée sera d’un montant de 1 million d’euros. Cet appel à manifestation sera lancé le 2 novembre prochain.


Prochaine réunion du Conseil d’administration : 20 novembre 2020