Ressources pédagogiques

Enfants pendant une classes d'eau

L’agence de l’eau Rhin-Meuse met à disposition des informations d'ordre général et spécifiques au bassin Rhin-Meuse pour satisfaire la curiosité de tous : citoyens, enseignants, parents, éducateurs, etc. Des informations consultables librement depuis le site Internet.

L'hydrographie

Le bassin Rhin-Meuse est constitué de trois unités hydrographiques parallèles : la plaine du Rhin à l'est séparée par le massif vosgien et les bassins de la Moselle et de la Meuse à l'ouest.

Le bassin hydrographique Rhin-Meuse comprend les bassins versants suivants :

  • l'Ill et les autres affluents alsaciens du Rhin : Moder, Sauer, Lauter,
  • la Moselle, affluent du Rhin également,  et ses deux affluents principaux, la Meurthe et la Sarre,
  • la Meuse qui prend sa source en Haute-Marne et ses affluents principaux : le Vair, la Chiers et la Semoy (sur 21 km en France) et le Viroin (4 km en France) et la Houille (14 km en France).

L'étiage dans le bassin Rhin-Meuse, période au cours de laquelle les débits des cours d'eau sont les plus faibles, s'étale généralement de mai à octobre.

Focus sur le Rhin
A son entrée en plaine d'Alsace, dispose d'un bassin versant de 37 000 km2 situé dans la zone montagneuse des alpes suisses où il prend sa source.
Le Rhin dépend principalement de la fonte des glaciers alpins et présente des étiages d'hivers.
Au niveau de Strasbourg, la crue moyenne (juin-juillet) s'élève à 5 000 m3/s et l'étiage (novembre-janvier) à 600 m3, pour un débit moyen de 1 100 m3/s.

Découvrez la carte des cours d'eau du bassin Rhin-meuse

Les eaux souterraines

Le bassin Rhin-Meuse est riche en eau souterraine. Le volume d'eau contenu dans les réservoirs aquifères se compte en centaines de milliards de m3.

Plus d'informations sur les eaux souterraines du bassin rhin-meuse

Les milieux naturels

Le bassin Rhin-Meuse se caractérise par une grande diversité de cours d’eau. Leurs caractéristiques varient très fortement depuis la montagne vosgienne jusqu’aux grandes plaines et plateaux lorrain et alsacien. C’est ainsi que l’on peut trouver des cours d’eau de montagne, des cours d’eau de moyenne montagne, des cours d’eau mobiles ou de piémont, des cours d’eau de côtes calcaires et des cours d’eau méandreux de plaine sur calcaire.

Chacun de ces milieux possède un fonctionnement propre dont dépendent :

  • ses capacités auto-épuratoires « naturelles » plus ou moins importantes ;
  • son aptitude à réguler les érosions, les étiages et les crues grâce à leurs milieux annexes et notamment aux prairies inondables, quand elles existent ;
  • sa capacité à héberger des cortèges d’espèces particulières.

Les principaux types de cours d'eau du bassin Rhin-Meuse sont :

Les cours d'eau de plaine, qui forment des bras morts et des chenaux de crue, qui sont autant de milieux diversifiés et favorables à la vie et à la reproduction de nombreuses espèces aquatiques, en particulier les poissons. La préservation d’un fonctionnement naturel est fondamentale pour garantir la pérennité d’un écrêtement efficace des crues, l’alimentation des nappes en eau propre et le maintien d’une forte valeur écologique, qui s’exprime à travers une biodiversité remarquable à l’échelle nationale

Les cours d'eau des côtes calcaires, qui s’enfoncent dans les côtes calcaires des grands cours d'eau pour former des vallées encaissées, souvent restées sauvages. Ces caractéristiques permettent un fonctionnement naturel efficace pour la filtration des polluants (prairies inondables, ripisylve) et le maintien d’une bonne diversité biologique.

Les cours d'eau de plaine simplifiés par l'activité agricole, où les diverses interventions humaines à provoquer une forte dégradation de l'état biologique et du fonctionnement des cours d'eau. La végétation ne maintient plus les berges, de plus en plus soumises à l’érosion par l’accélération des écoulements. L’élargissement et l’abaissement de la lame d’eau conduit à une stagnation des écoulement, qui favorise l’envasement. L’entretien cyclique par curage de ces cours d’eau devient alors une nécessité pour les exploitants agricoles, qui peuvent néanmoins briser ce cercle en acceptant des opérations plus douces et plus pérennes de renaturation des berges, pour rétablir des conditions plus naturelles de fonctionnement hydraulique et écologique

Les cours d’eau à lit mobile, ont la capacité de remanier leur lit et leurs berges d’une année sur l’autre, et constituent ainsi des milieux naturels en perpétuelle évolution. En cas de blocage de ce fonctionnement bien particulier, des désordres apparaissent rapidement sur des linéaires importants, pouvant engendrer des situations critiques : érosions accrues des berges et enfoncement du lit, déstabilisation d’ouvrages ou d’habitations.

Les cours d’eau des grands bassins industriels, sont en mauvais état. Les lourdes dégradations de la qualité de l’eau et du milieu physique qu’a subi le cours d’eau depuis plus d’un siècle (rejet d’usines sidérurgiques, rectification, recalibrage, bétonnage, couverture, urbanisation...), sont localement aggravées par de fortes infiltrations dues à la présence d'anciennes mines dont les galeries se remplissent progressivement. Près de la moitié du cours de la Fensch est ainsi à sec une grande partie de l’année, du fait de ces phénomènes.

Les cours d’eau de moyenne montagne, où de nombreux seuils anciens n’ont plus d’utilité. Ils bloquent le fonctionnement naturel de la rivière en limitant le déplacement des poissons et en stoppant les transferts de matériaux de l’amont vers l’aval, ce qui aggrave les phénomènes d’érosion.  Des canaux ou des conduites forcées latéraux peuvent parfois court-circuiter plusieurs kilomètres de cours d’eau en prélevant la majorité du débit, créant des conditions hydrauliques et biologiques très problématiques sur ces secteurs, en particulier pour la faune aquatique.  Des efforts considérables sont entrepris ces dernières années sur les cours d’eau du massif vosgiens pour faire reculer les épicéas des bords de cours d’eau et permettre ainsi la réimplantation de ripisylve indispensables au bon fonctionnement de ces milieux aquatiques.

Sur le bassin Rhin-Meuse se trouvent aussi de nombreuses zones humides. Qu’elles soient remarquables ou ordinaires, elles présentent une très grande diversité en termes de surface, de fréquence et de durée de submersion, mais aussi d’ « organisation » (zones humides ponctuelles et localisées, ou milieux humides en mosaïque avec d’autres habitats). Vallées alluviales de la Meuse, de la Moselle et de la Meurthe, anciens bras du Rhin, rieds alsaciens, tourbières vosgiennes, étangs de la plaine de la Woëvre ou du Pays des Etangs, prés et mares salés des vallées de la Nied Française et de la Seille, tous ces sites et milieux naturels emblématiques sont révélateurs de la grande diversité des zones humides présentes sur le bassin Rhin-Meuse.

Retrouvez la cartographie des zones humides du bassin rhin-meuse

Climat et géologie

Le bassin Rhin-Meuse n’a pas de façade maritime. Il est limité au nord par le massif schisteux rhénan, à l'est et au-delà du Rhin par l'Ortengau et par la Forêt Noire, au sud par le plateau de Langres, et à l'ouest par les Côtes d'Argonne.

  • Les reliefs montagneux : massifs vosgiens et ardennais.
  • Les reliefs de côtes : Côtes de la Sarre, de la Moselle et de la Meuse.
  • Les plaines et plateaux : d'Alsace, du Jura alsacien, de la forêt de Haguenau, plateau Lorrain, la Woëvre, les Hauts de Meuse. Le point culminant est le Ballon de Guebwiller ou Grand Ballon (1424 m).

Les zones les plus basses, inférieures à 200 m se situent :

  • dans la plaine d'Alsace, entre Colmar et Strasbourg,
  • dans la vallée de la Moselle, entre Nancy et la frontière franco-germano-luxembourgeoise,
  • dans la vallée de la Meuse, entre Verdun et Givet.

Liées au relief, apparaissent les régions naturelles soumises également aux caractéristiques de la géologie. Le bassin Rhin-Meuse se divise en quatre secteurs géologiques :

  • l'Ardenne,
  • le massif Vosgien,
  • le plateau lorrain,
  • et le fossé rhénan.

Le climat lorrain est du type océanique tempéré, à tendance continentale : affaiblissement de l'influence des masses d'air atlantiques et influence conjuguée d'air froid en provenance d'Europe du Nord et d'air d'origine tropicale. Cette tendance correspond à une régularisation des précipitations en toutes saisons, à une augmentation de l'amplitude thermique, ainsi qu'à un allongement de la saison froide.

Le climat des reliefs (massif vosgien et massif ardennais) est particulier avec l'accentuation de l'influence océanique et montagnarde.

La plaine d'Alsace a une tendance nettement continentale : hivers rigoureux, étés chauds et orageux. On constate une faible pluviosité dans la zone centrale.

La pluviosité moyenne annuelle dans le bassin varie de 600 mm (Colmar, Sélestat), 650 mm (plateau lorrain et basse vallée de la Moselle) à 2 300 mm sur les sommets des Hautes-Vosges. La pluviosité du territoire national est de 800 mm en moyenne.

Le réchauffement climatique observé au cours des dernières décennies n’épargne par le quart Nord-Est de la France. On observe par exemple, une augmentation de la température moyenne de l’air de +1,1°C à Metz depuis 1988 par rapport à la période 1945-1987.

Le même phénomène est observé dans les milieux aquatiques : on observe ainsi une augmentation de plus de 3°C de la température du Rhin entre 1963 et 2008.

La population

Le bassin Rhin-Meuse compte 4,4 millions d’habitants (INSEE 2019).
L'essentiel de la population est localisé le long de trois grands axes économiques : rhénanmosellan et mosan (Meuse).

C'est à la croisée des voies de communication et le long des cours d'eau que se situent les grandes agglomérations :

  • StrasbourgColmar et Mulhouse dans la plaine du Rhin. Elles représentent 25% de la population d'Alsace.
  • EpinalMetz et Thionville, sur la Moselle, Nancy, sur la Meurthe. Près de 35% de la population lorraine est concentrée dans l'aire de la "métropole lorraine" qui s'étend de Toul à Lunéville au sud, à Thionville, au nord.
  • Verdun, Sedan et Charleville-Mézières sur la Meuse.
  • Deux concentrations urbaines importantes se trouvent à l'écart des grandes vallées : celle de Saint-Avold-Forbach-Merlebach-Stiring et celle de Longwy-Villerupt.
  • En Alsace, sur l'axe mosellan et dans le bassin houiller, la densité démographique dépasse souvent 150 habitants au km2 et jusqu'à 220.
  • En Meuse, Haute-Marne et dans le sud de la Meurthe-et-Moselle, la densité est généralement inférieure à 50 habitants au km2

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