Foire aux questions sur la gestion durable et intégrée des eaux pluviales



inedit 100 QUESTIONS Réponses

Les solutions déployées pour une gestion durable et intégrée des eaux pluviales regroupent les solutions dites fondées sur la nature et les techniques grises. Les solutions fondées sur la nature sont des ouvrages végétalisés qui participent au grand cycle de l’eau et à l’embellissement de l’espace sans l’imperméabiliser (noue, toiture végétalisée, espaces verts inondables, bassin et mare etc.).

Les techniques grises quant à elles, peuvent permettre la minéralisation de l’espace sans l’imperméabiliser (chaussée à structure réservoir, revêtements perméables) et l’infiltration des eaux pluviales via des ouvrages enterrés (puits d’infiltration, tranchée d’infiltration, la cuve de récupération etc.).
Ces techniques à prendre en compte aujourd’hui dans la boite à outils de l’aménagement urbain interrogent souvent de par leur caractère innovant.
De nombreuses questions sont posées. Elles trouveront des réponses précises grâce à cette foire aux questions, unique en son genre.

Elle a pour vocation d’aider les maîtres d’ouvrages, les paysagistes, les bureaux d’étude, les urbanistes à déployer ces solutions pour gérer différemment l’eau de pluie et en tirer tous les bénéfices.

Elle sera enrichie régulièrement.

Sa consultation est possible par thématiques ou en intégralité en téléchargeant le document disponible sur cette page.

La gestion durable et intégrée des eaux pluviales : pourquoi, comment ? (3 questions)

La gestion durable et intégrée des eaux pluviales s’articule autour de plusieurs principes fondamentaux :

  • - Gérer l’eau au plus près de son point de chute ;
  • - Ne pas concentrer et ne pas enterrer l’eau ;
  • - Ne pas faire ruisseler l’eau (le ruissellement représente 85% de la pollution de la goutte d’eau) ;
  • - Ne pas imperméabiliser ;
  • - Stocker puis gérer l’eau via la boîte à outils des techniques alternatives ;
  • - Donner a minima deux fonctions à un même espace.

Le respect de ces principes fondamentaux permet de restreindre considérablement les ruissellements tout en permettant une mise en scène de l’eau à travers la composition du plan général du projet.

La noue d’infiltration (17 questions)

Il ne faut pas confondre noue et fossé : le fossé est plus profond et a une vocation d’évacuation de l’eau alors que la première fonction de la noue est de stocker l’eau, d’en infiltrer la plus grande partie possible et d’exuter l’éventuel excédent. La noue possède une légère dépression et des pentes douces où il est aisé de passer la tondeuse pour l’entretien. Elle peut être aussi densément végétalisée.

Une tranchée d’infiltration peut être combinée à la noue dans le cas où l’emprise foncière de l’espace vert est insuffisante pour stocker la totalité du volume d’eau à gérer ou si la perméabilité du sol est insuffisante. Remplie de matériaux poreux, la tranchée d’infiltration permet d’augmenter la capacité de stockage du sol.

La toiture végétalisée (8 questions)

 

La chaussée à structure réservoir (32 questions)

Les chaussées à structure réservoir sont souvent perçues comme des ouvrages hydrauliques, mais elles ne le sont pas : ce sont des voiries qui assurent leur fonction première mécanique auxquelles on ajoute la fonction de stockage temporaire avec ou sans infiltration de l’eau pluviale. On distingue les chaussées à structure réservoir avec enrobé poreux laissant percoler l’eau au travers de la couche de roulement, des chaussées réservoir avec enrobé classique qui sont alimentées par des ouvrages de prétraitement comme la bouche d’injection. Sauf exception, le dimensionnement mécanique l’emporte toujours sur le dimensionnement hydraulique.

Les revêtements perméables  (27 questions)

Ils sont utilisés comme revêtement de surface au niveau de parkings, entrées de garage, d’allées piétonnes … Il existe aujourd’hui un large panel de revêtements perméables qui permettent de répondre aux mêmes contraintes que les revêtements classiques. Ils peuvent les remplacer partout, sur toutes surfaces au sol.

Ils laissent l’eau s’infiltrer là où elle tombe et évitent son ruissellement, ce qui induit un ruissellement de 0 ou proche de 0. Si ruissellement il y a, il n’est généralement que de quelques mètres pour récupérer les eaux de voirie par exemple. L’avantage est que l’on a de faible volume d’eau à gérer et de faible hauteur d’eau à infiltrer, égales à la pluviométrie elle-même.

Questions d’ordre général (14 questions