Mieux connaitre les zones humides pour mieux les protéger

Tel est l’objet de l’étude initiée par le Syndicat des Eaux Vives des 3 Nied et concernant plus de quart du département de la Moselle. Rencontre avec Jean Marini, président.

Quel territoire est concerné par cette étude ?
L’étude couvre l’ensemble du bassin versant de la Nied. Il a été étendu au bassin du Syndicat des Bassins Versants Nord Mosellan et à l’ensemble du territoire de la Communauté du Bouzonvillois Trois Frontières, à leur demande, dans un objectif d’homogénéité des résultats et de diminution des coûts globaux. Ainsi, l’étude concerne 250 communes mosellanes sur près de 1 700 km²soit plus du quart du département. Elle a reçu le soutien financier de l’agence de l’eau Rhin-Meuse le 1er octobre dernier pour un montant de 72 000 euros (80% du montant total de la phase 1) pour une somme maximale globale du marché de 700 000 € TTC, et qui fera l’objet d’aides complémentaires.

Quelle est la finalité de cette étude ?
L’enjeu principal est la connaissance des zones humides pour à la fois optimiser les actions de restauration des milieux aquatiques du syndicat, et améliorer notamment la prise en compte de ces milieux en amont des aménagements et des projets des acteurs du territoire.

Quelles sont les étapes-clé de ce projet ?
Compte-tenu de l’ambition affichée et de la zone concernée, plusieurs étapes sont prévues : une phase de pré-localisation des zones humides potentielles qui sera achevée en début d’année. Viendra ensuite sur le terrain un travail de confirmation, de délimitation, de cartographie et de hiérarchisation des zones humides. Toutes ces informations nous seront utiles pour bâtir un programme d’actions en vue de la protection des zones humides qui remplissent des fonctions d’intérêt général majeures (réduction du risque inondation lors des crues, soutien en eau des rivières, dépollution, puit de carbone, refuge de biodiversité…).