Vulnérabilité du massif des Vosges au changement climatique

Lors de la séance du 6 décembre, le Comité de bassin s'est engagé pour le massif Vosgien afin de garantir un usage durable de l'eau. Il encourage l’organisation dès 2020 d’un atelier des territoires rassemblant toutes les parties prenantes autour de la question de la vulnérabilité du massif des Vosges au changement climatique.
Auteur AERM/JL Matte

Le massif des Vosges s’étend sur 200 kilomètres du Nord au Sud du bassin Rhin-Meuse et concerne 7 départements. A la fois territoire de vie (600 000 habitants), économique, touristique, forestier, agricole de moyenne montagne et de biodiversité (2 parcs naturels régionaux), le massif des Vosges doit développer une stratégie d’avenir « Eau et Climat » pour s’adapter au changement climatique.

En 2018 et 2019, 1/3 des collectivités du bassin Rhin-Meuse identifiées en rupture d’approvisionnement se situaient dans le périmètre du massif vosgien ; ce phénomène pouvant créer à terme des conflits d’usage et fragiliser l’attractivité du massif.

La dynamique entérinée par le Comité de bassin et en lien étroit avec le Commissariat de massif vise à dégager des pistes concrètes d’actions sur le volet eau/biodiversité qui viendront enrichir le futur plan interrégional pour le massif des Vosges (2021-2027). Ainsi l’idée d’un atelier des territoires consistera à proposer - et c’est une nouveauté ! - une ingénierie prise en charge par l’agence de l’eau Rhin-Meuse et destiné à rassembler la connaissance des enjeux liés à la gestion de l’eau et de la biodiversité et à associer de manière participative l’ensemble des acteurs locaux. Cette démarche trouvera ensuite une déclinaison opérationnelle à travers des contrats de territoire « Eau et Climat » proposés par l’agence de l’eau et pour lesquels l’établissement flèchera des financements prioritaires.

Pour compléter la démarche, le Comité de bassin a mandaté son Conseil scientifique pour créer une plateforme pluridisciplinaire de recherche-développement en appui aux décideurs. Son rôle : mieux comprendre par exemple le fonctionnement encore méconnu des cours d’eau de tête de bassin, considérés par ailleurs comme des sentinelles du changement climatique.

Vu l’importance des enjeux et la nouveauté du positionnement du Comité de bassin, le président Claude Gaillard a souhaité que ce projet soit abordé régulièrement en séance.