Secteur de la santé : les clés de réussite pour introduire des produits biologiques locaux

C’est le thème du colloque organisé par la fédération régionale de l’agriculture biologique (FRAB) avec le soutien de l’agence de l’eau Rhin-Meuse. Il se déroulera jeudi 28 novembre à Châlons-en-Champagne.

« Au niveau régional, l’offre en produits biologiques est aujourd’hui structurée. Tout comme le secteur scolaire, les acteurs de la restauration dans les établissements de santé cherchent à améliorer la qualité globale de l’alimentation servie aux patients. L’introduction de produits biologiques locaux permet ces améliorations en apportant des réponses concrètes à l’échelle locale pour l’environnement et la qualité des ressources en eau, l’économie et la santé » explique Samuel Martin, chargé de mission restauration collective à la FRAB Champagne-Ardenne.
Les professionnels (centre hospitalier régional, maisons de retraite, centres spécialisés) sont intéressés par cette démarche. Ils seront une soixantaine à être présents à Châlons-en-Champagne (diététiciens, directeurs d’établissement, responsables cuisine et logistique). La journée s’articulera autour de deux questions : pourquoi et comment introduire des produits biologiques locaux dans les services de restauration des établissements de santé. Le matin des témoignages ponctueront les échanges, avec notamment celui du CHU de Reims qui depuis 2 ans travaille sur cette thématique. L’après midi, trois ateliers thématiques (marchés publics, nutrition et gestion des coûts) seront proposés aux participants afin d’approfondir les échanges du matin. 

L’agence de l’eau Rhin-Meuse est partenaire de cet événement car elle souhaite développer la solution de l’agriculture biologique sur les territoires à enjeux, et en particulier sur les aires d’alimentation en eau des captages. Ses aides sont également orientées autour d’actions précises (comme le soutien de filières) contribuant à la préservation de la qualité des ressources en eau.

Le bassin Rhin-Meuse compte 1 029 fermes bio, dont 29% en viticulture, 25% en bovins lait et 20% en bovins viande.