A l’occasion de sa séance du 12 mars, la Commission des aides financières a validé 210 aides pour un montant total de 28 millions d’euros. Ces résultats témoignent d’une activité soutenue, d’un portefeuille de projets ambitieux et d’un accompagnement renforcé auprès de nos territoires et partenaires.
Les aides validées par la Commission des aides financières lors de sa séance du 12 mars 2026 se répartissent selon le graphique ci-dessous. Près de la moitié de ces aides correspond à des projets prioritaires pour l’atteinte du bon état des eaux et inscrits à ce titre, aux plans d’actions opérationnels territorialisés (PAOT) établis en lien avec les services de l’État. L’autre moitié correspond à des aides à l’animation et à des opérations d'alimentation en eau potable. L’aide moyenne constatée par dossier est en augmentation, soit environ 350 000 euros.
A ces décisions d’aides, s’ajoutent également les aides attribuées par le Directeur général dans le cadre de sa délégation. Du 6 novembre 2025 au 23 février 2026, ces aides s’élèvent à 17,7 millions d’euros.
Les membres de la Commission des aides financières ont également été informés de la mise en attente de dossiers pour un montant de 1,7 millions d’euros compte-tenu de leur caractère moins prioritaire au regard des enjeux du 12e programme. Ces dossiers seront présentés à la Commission des aides du 25 juin en fonction de la disponibilité des autorisations de programme de l’année ; cette gestion prudentielle vise à cibler les crédits d’intervention vers les actions jugées les plus prioritaires.
Typologie des aides accordées
161 aides refusées
Les motifs de refus des aides 2025 ont été explicités : plus de 50 % d’entre elles étaient non éligibles et 26 % définies comme non prioritaires dans le cadre de la mise en place de la priorisation des aides actée en Commission en mars 2025.
Des aides à l’animation dynamiques
Les missions d’animation financées par l’agence de l’eau sont un levier important dans la mise en œuvre des politiques d’aides portées par l’établissement. Elles ont pour vocation de faire émerger et réaliser des programmes de travaux d’actions ou des démarches en faveur d’une gestion durable des ressources en eau.
Après les instances, les aides à l’animation déjà engagées atteignent 50 % de l’objectif annuel 2026, et l’enveloppe global fixée sera respectée. Les ajustements proposés fin novembre 2025 au Conseil d’administration relatif en particulier à un contingentement porte leurs fruits : pour un niveau d’aides équivalent au global à celle de 2025, les simulations prévoient de financer environ 4 800 j supplémentaires, soit 24 postes à temps plein supplémentaires en 2026.
En matière de missions d’animation, 61 dossiers ont été validés en séance pour un montant d’aides de 6,3 millions d’euros :
- près de 493 k€ d’aides pour la lutte contre les pollutions dispersées auprès des acteurs PME/PMI et artisans,
- près de 2,1 millions d’euros d’aides pour la lutte contre les pollutions diffuses agricoles,
- et près de 3,1 millions d’euros en faveur de la restauration des milieux aquatiques.
Convention de mandat entérinée avec le SDANC des Vosges
Une convention de mandat d’une durée de deux ans (2026-2028) avec le Syndicat Départemental d’Assainissement Non Collectif des Vosges (SDANC) a été entérinée par les membres de la Commission. Elle porte sur un gisement potentiel de près de 900 installations réparties sur 5 communes et 3 EPCI. Le SDANC assurera la coordination du dispositif : les particuliers concernés pourront bénéficier d’une aide forfaitaire de 4 000 € versée par l’agence de l’eau pour ces communes ciblées au PAOT. Après les phases d’information, de recensement et de conventionnement avec les usagers intéressés, le SDANC transmettra progressivement les demandes d’aide à l'agence de l'eau, à raison de deux demandes instruites par an. La première sollicitation est attendue à la mi 2026.
Durabilité environnementale et compétitivité industrielle : renforcer le site strasbourgeois de Lesaffre Panification France pour les 30 prochaines années !
Telle est l’ambition du contrat industriel « Eau et Climat » validé en séance concernant Lesaffre Planification et son unité voisine Biospringer. Les industriels spécialisés dans la production de levures utilisées en boulangerie, santé et bien-être, biotechnologie industrielle… prélèvent 14,1 Mm3 d’eau/an majoritairement pour le refroidissement des cuves de fermentation. Ce contrat finalisé est construit autour de trois axes complémentaires visant à réduire son empreinte hydrique, sécuriser ses rejets et améliorer son intégration environnementale.
Le premier axe, consacré à la sobriété en eau, prévoit la transformation progressive des systèmes de refroidissement ouverts en circuits fermés réduisant de 7,1 millions de m³ les prélèvements d’eau de refroidissement, soit 50% de leurs utilisations actuelles.
Le second axe renforce la fiabilité des rejets et la sécurité environnementale du site, et le troisième axe s’attachera à gérer durablement les eaux pluviales et à préserver la biodiversité. A ce titre, l’industriel pourrait intégrer la dynamique Plan Rhin vivant.
Au final, ce sont 23 projets qui forment un programme cohérent qui place l’eau, les milieux naturels et la performance environnementale au cœur de la stratégie industrielle du site. Le montant total des travaux est estimé à 11,8 millions d’euros, avec un montant d’aides prévisionnelles de 4,7 millions d’euros.