Réduction des pollutions domestiques

ville proche de l'eau

L'agence de l'eau Rhin-Meuse mène une politique de reconquête du bon état de la qualité des cours d’eau qui implique la réduction des pollutions domestiques.

Des progrès constatés

Depuis 30 ans, on note une grande amélioration de la qualité des cours d'eau du bassin Rhin-Meuse vis-à-vis de la pollution domestique. Ces progrès sont dus à :

  • Une meilleure collecte des eaux usées par les collectivités : 94% de la population est raccordée à un ouvrage d'épuration ;
  • Un meilleur équipement des collectivités ;
  • Un meilleur traitement des pollutions par temps sec ;
  • Un plus grand nombre de stations d'épuration : 1 000 actuellement contre 350 au début des années 1990.

Nombre de stations créées par an

Graphique de l'évolution des stations d'épuration entre 1984 et 2020

En 30 ans, 600 stations d'épuration des eaux usées urbaines ont été mises en service dans le bassin Rhin-Meuse.

La nécessité de poursuivre les efforts

Cette évolution très positive de la qualité de l’eau grâce aux efforts réalisés en matière d’assainissement des eaux usées doit être poursuivie car des manquements sont observés et ils pénalisent l’atteinte du bon état des eaux.
Par exemple, une grande majorité de cours d’eau, situés en milieu rural, sont déclassés à cause du phosphore. En cause : des performances des ouvrages d’épuration existant apparaissent insuffisantes au regard des faibles débits d’étiage des petits cours d’eau.

Les autres défis auxquels l’agence de l’eau fait face sont la réduction des rejets urbains en période de pluie, en favorisant les approches préventives intégrées aux politiques de la ville, et la réduction des substances toxiques, émergentes ou non, qui transitent dans les systèmes d’assainissement.

Les substances dangereuses des collectivités

Les substances dangereuses déversées au réseau public d’assainissement peuvent émaner de plusieurs sources : rejets d’industries raccordées et d’établissements spécifiques (hôpitaux, maison de retraite…), rejets de l’artisanat, rejets domestiques, rejets urbains par temps de pluie….

La recherche des micropolluants dans les eaux usées traitées et dans les eaux brutes est obligatoire pour les stations d’épuration de plus de 10 000 équivalents-habitants (une centaine sur le bassin Rhin Meuse). 

La démarche, accompagnée financièrement par l’agence de l’eau, comprend :

  • la recherche pendant une année de la présence de micropolluants dans les eaux brutes en entrée de station et dans les eaux traitées en sortie de station afin de déterminer si certains micropolluants sont présents en quantité significative ;
  • la réalisation d’un diagnostic vers l’amont pour les substances retrouvées en quantité significative afin de déterminer les sources d’émission de ces micropolluants et de proposer des actions de réduction de ces émissions via un plan d'action.

De 2019 à 2021, l’agence de l’eau a ainsi accompagné 43 stations de traitement des eaux usées pour cette partie diagnostic amont et plans d’action. 25 stations d’épuration avaient déjà fait l’objet de ce type de diagnostic sur la période 2017-2018, bénéficiant d’une aide de l’agence de l’eau.

Parallèlement à cette démarche, l’action de l’agence de l’eau dans le domaine de l’artisanat et de la réduction des pollutions diffuses toxiques s’appuie sur le déploiement d’opérations collectives territoriales.
 

Les objectifs fixés

Par temps sec :

  • La mise en conformité de l’assainissement de 250 petites communes ; 
  • L'’amélioration des performances et la réhabilitation d’environ 40 ouvrages d’épuration existants.
     

Par temps de pluie :

  • L’engagement d’études de gestion des pollutions par temps de pluie pour 50 moyennes et grandes agglomérations ;
  • La réalisation d’un volume de 5 000 m3 de bassins d’orage par an ;

Chaque jour, 1 100 000 m3 d’eaux usées sont collectés et traités dans les ouvrages d’épuration des collectivités du bassin Rhin-Meuse

 

 Politique d'intervention détaillée de l'agence de l'eau