2 février, journée mondiale des zones humides

Etangs, lagunes, marais salants, mares, marais, ruisseaux, tourbières, vallées alluviales, prairies inondables… Les zones humides ont leur journée mondiale. Elle a lieu le 2 février, jour de l’anniversaire de la convention sur les zones humides, connue sous le nom de « Convention de Ramsar », du nom de la ville d’Iran où elle a été signée le 2 février 1971.
"Les zones humides et la gestion de l'eau", tel est le thème de cette année, l'occasion pour l'agence de l'eau de rappeler les actions qu'elle mène pour leur préservation ou leur reconquête depuis une vingtaine d'années.

Une priorité réaffimée du 10ème programme

3 questions posées à Marie Lemoine, chargée d'études Zones humides à l'agence de l'eau Rhin-Meuse. 

Quelle est l'intervention de l'agence de l'eau Rhin-Meuse dans le domaine des zones humides ?
Dans le cadre de son 10ème programme d'intervention, l'agence de l'eau poursuit son  travail de partenariat avec les collectivités et les associations en soutenant des projets de préservation, de restauration ou de recréation de zones humides. Ce soutien se caractérise par une expertise technique et des aides alouées à des projets d'acquisition foncière, de création ou recréation de zones humides, le financement d'études ou le soutien à des emplois d'animation dans ce domaine, avec des taux de financement renforcés. De 2007 à 2012, 2 800 hectares de zones humides ont été protégés ou restaurés avec l’aide de l’agence de l’eau Rhin-Meuse, soit l'équivalent de 660 terrains de foot par an.
Pourquoi est-ce une priorié du 10ème programme ?
Le bénéfice offert par les zones humides en matière de qualité de l'eau n'est plus à prouver. Ces milieux participent à l'amélioration de l'état des milieux aquatiques en leur apportant une aide précieuse notamment en terme d'autoépuration. Elles sont également un excellent moyen de prévenir les inondations en jouant un rôle tampon... et tout ça en étant très économiques. Pourtant, force est de constater que les nombreux projets  de protection ou de restauration de zones humides engagés sur le bassin Rhin Meuse ne compensent pas les dégradations et destructions qui s'observent encore chaque année... le travail n'est donc pas terminé.
Le citoyen peut-il participer à leur préservation ?
Bien sûr ! Même si son échelle d'intervention est réduite, il peut porter une attention particulière aux zones humides dans ses projets personnels, par exemple en évitant de construire sa propre maison sur une zone humide, ou de déverser gravats ou déchets dans ces milieux fragiles. Il peut également créer une mare dans son jardion ou encore s'impliquer dans des associations locales qui travaillent à leur reconquête.

Ressources