Eau et information du public

Associer le public aux décisions

« Toute personne a le droit, dans les conditions et les limites définies par la loi d’accéder aux informations relatives à l’environnement détenues par les autorités publiques et de participer à l’élaboration des décisions publiques ayant une incidence sur l’environnement » (article 7). C’est ainsi que la Charte de l'environnement, adossée à la Constitution française, a posé le principe, dans son article 7, en 2004, de l’association du public faisant siennes des dispositions de la Convention d’Aarhus.

En Europe, la directive cadre sur l’eau (année 2000), qui fixe la démarche commune aux Etats membres pour la reconquête et la préservation du bon état des ressources en eau et des milieux aquatiques, a été la 1ère directive à intégrer les dispositions visant à associer et faire participer le public à la politique de l’eau.

En France, les comités de bassin, instances délibérantes qui rassemblent les acteurs de l’eau par grand bassin versant hydrologique, ont été chargés de définir et de mettre en œuvre, les plans de gestion des eaux pour chacun des grands bassins (SDAGE). A chaque grande étape, le public est associé. 

Sensibiliser les parties prenantes, encourager les partenariats

L’information, la sensibilisation, l’éducation des personnes contribuent à plusieurs titres à la réussite des politiques de l’eau et de la biodiversité ainsi qu’à leur efficacité dans le temps. L’actualité montre toute l’importance de la prévention et de l’information dans la gestion de l’eau, notamment face à l’adaptation et l’atténuation du chan¬gement climatique ou pour la préservation de la biodiver¬sité. Les études indiquent que la sensibilisation des pu¬blics est jugée primordiale, de manière différenciée selon les segments de la population. Le baromètre de l’opinion des Agences de l’eau, de l’Agence française pour la bio¬diversité et du Ministère indique que les français placent l’éducation et la sensibilisation des publics au 1er rang des actions à mener pour mieux gérer l’eau (2018).

Par ailleurs, l’éducation de qualité est l’un des 17 objec¬tifs de développement durable portés par l’ONU.

Dans ce contexte, les objectifs de l’agence de l’eau visent la mise à disposition de l’information, le développement de la citoyenneté en faveur de la préservation de la Na¬ture et vient en appui à sa politique d’interventions.

Plus précisément, elle permet de :

    • contribuer à une prise en compte démultipliée des ressources en eau et des milieux aquatiques par les acteurs de terrain, les usagers, les jeunes ;
    • sensibiliser, informer, accompagner au changement de pratiques, constituer un levier pour les politiques de gestion de l’eau, de transition écologique, d’atté¬nuation et d’adaptation au changement climatique et de préservation de la biodiversité, de la santé…
    • faciliter la participation des publics comme partie prenante dans les projets et soutenir les actions por¬tées par les acteurs locaux dans l’intérêt général ;
    • contribuer à la valorisation des actions et participer ainsi à l’émergence de projets exemplaires et repro-ductibles.

Dans ce cadre l’agence de l’eau soutient une politique consistant en des aides favorisant l’éducation des jeunes et la sensibilisation des publics, un soutien aux associations relais sur le territoire et à tout por¬teur d’un projet d’information, de communication et de sensibilisation répondant aux enjeux prioritaires.
Cette politique vient en support et en accompagne¬ment de l’ensemble des politiques d’intervention de l’agence de l’eau et s’appuiera notamment sur le dis¬positif d’aide à l’animation.

L’agence de l’eau Rhin-Meuse met son dispositif propre de communication et ses supports au service des objectifs ci-dessus (sites internet, journal, compte-rendu d’activité, trophées de l’eau, colloques thématiques…) ainsi que des actions d’information générale menées en collaboration avec les autres agences de l’eau, le Ministère de la transition écologique et solidaire et l’agence française pour la biodiversité.