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qualite de l'eau
Comment suivre la qualité de l'eau de plus de 6000 kilomètres de rivières ? L'agence de l'eau Rhin-Meuse et les directions régionales de l'environnement ont trouvé la solution : quadriller le bassin Rhin-Meuse d'une multitude de points de mesures et de prélèvements. Fort de ces 277 points d'observations, Le Réseau National de Bassin (RNB) entre en jeu.
C'est le réseau de surveillance le plus dense de France. Avec une station de mesures et de prélèvements tous les vingt cinq kilomètres de cours d'eau, le Réseau National de Bassin (RNB) quadrille les huit départements du bassin Rhin-Meuse. Il est l'outil de surveillance de la qualité des eaux superficielles. Si le RNB existe depuis une vingtaine d'années, c'est en 1987 qu'il se structure véritablement. A cette date, un protocole est signé entre le ministère de l'environnement et les six agences de l'eau. Il définit les prestations minimales (fréquence de prélèvement, paramètre à étudier, densité géographique des points de contrôle) à réaliser dans chaque bassin. Depuis côté Rhin-Meuse, avec l'ensemble des partenaires - directions régionales de l'environnement de Lorraine, Alsace, Champagne-Ardenne, agence de l'eau - on complète et affine l'outil. Aujourd'hui, le réseau est constitué de deux cent soixante dix-sept stations de mesures et de prélèvements. Toutes les rivières de plus de vingt kilomëtres sont surveillées soit au total cent vingt et une, représentant six mille kilomètres de cours d'eau.
Des analyses physico-chimiques sont réalisées mensuellement à chaque station du réseau. Elles permettent de collecter près de 75 000 données annuelles. Pour traquer la pollution classique, l'agence de l'eau et les trois Diren déterminent le niveau d'analyses à effectuer. A chaque station de mesures et de prélèvements correspond un programme particulier suivant sa finalité. Une station peut servir soit à l'acquisition de données permettant d'évaluer et de connaître sur plusieurs années la qualité du cours d'eau, soit d'orienter les actions à mener pour la reconquête de sa qualité. Au minimum, sur une station, on réalisera deux cent quarante mesures annuelles et au maximum plus de six cents.
Le réseau national de bassin ne se limite pas à ces seules analyses physico-chimiques. Soixante neuf stations font l'objet, depuis 1993, d'une surveillance bactériologique (qualité sanitaire des rivières) avec recherche de salmonelles sur vingt cinq d'entre elles. Le choix des sites s'est fait en collaboration avec les directions départementales de l'action sanitaire et sociale. Les micropolluants qu'ils soient organiques (phytosanitaires, solvants chlorés, PCB, HPA) ou métalliques (mercure, plomb, zinc, chrome...) font l'objet d'un suivi depuis 1991. Quatre vingt cinq stations sont dédiées à des prélèvements un peu particuliers puisque les micropolluants peuvent être recherchés dans les sédiments, dans les mousses aquatiques, dans les matières en suspension ou dans l'eau.
Le réseau national de bassin Rhin-Meuse est également utilisé pour apprécier la qualité biologique d'une rivière. Des prélèvements d'algues microscopiques (diatomées) et d‘invertébrés sont réalisés sur quelque cent quarante stations.
Le bassin Rhin-Meuse dispose aujourd'hui d'un dispositif fiable de surveillance de la qualité de l'eau des rivières, souvent cité en référence au niveau national. Son coût annuel de fonctionnement est de l'ordre de 11 millions de francs pris en charge par l'agence de l'eau Rhin-Meuse (91%) et le ministère de l'environnement (9%). Si dans sa forme actuelle, le réseau est bien rodé les évolutions à venir devront mieux prendre en compte les petits cours d'eau du bassin Rhin-Meuse.
L'agence de l'eau vous informe sur ces services :
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