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La collecte de la pollution
Le réseau d'égouts urbains, état des lieux
orsqu'elles sont rejetées par des habitations agglomérées,
les eaux usées sont prises en charge par un assainissement
collectif, équipement indispensable à la salubrité
publique en zone urbaine.
Il comprend un dispositif de collecte et d'évacuation des
eaux résiduaires, le réseau d'égouts, qui
aboutit au dispositif de traitement, la station d'épuration.
Aux eaux usées domestiques s'ajoutent les eaux collectives
rejetées par les hôpitaux, commerces, écoles...
Des industries peuvent également être raccordées
au réseau d'égouts si la capacité d'épuration
le permet et si la nature des eaux rejetées est compatible
avec le traitement.
On rencontre deux grands types de réseaux d'égouts
:
- le réseau unitaire reçoit, en mélange,
les eaux usées et les eaux pluviales. C'est celui qui
équipe la plupart des centre villes,
- le réseau séparatif, plus récent, est
composé de deux collecteurs séparés.

L'eau s'écoule, dans les réseaux, selon la pente
imposée au collecteur à la construction. Lorsqu'il
devient trop profond, un pompage remonte l'effluent qui reprend
son écoulement gravitaire pour l'adapter à la topographie
locale. Pour franchir un obstacle important ou une grande distance
sans collecte, le réseau est équipé de postes
de pompage refoulant dans une conduite dite en charge,
c'est-à-dire pleine et sous pression.
 
Des chambres de dessablage sont installées
sur les plus gros émissaires pour piéger le sable
et la terre et éviter le colmatage des conduites.
Les eaux pluviales
Le rôle des eaux pluviales est également important
dans les transferts de pollution.
Les eaux de ruissellement peuvent être polluées par
lessivage des sols, des surfaces imperméabilisées...
Les eaux pluviales peuvent contenir de ce fait des métaux
lourds et des toxiques : plomb, zinc, hydrocarbures...
En milieu rural, elles provoquent en outre le lessivage des terres
agricoles, entraînant engrais et pesticides vers les cours
d'eau ou les nappes. Les décharges de déchets domestiques
ou industriels, lorsqu'elles ne sont pas aménagées,
sont également lessivées par les eaux de pluie.
Dans le cas des réseaux unitaires, la conséquence
des fortes pluies est considérable. Le diamètre
des canalisations est calculé sur la base du débit
maximal à évacuer, c'est-à-dire du débit
pluvial jusqu'à ce qu'il existe une possibilité
d'évacuation en rivière, par l'intermédaire
d'un déversoir d'orage.
Le premier flot d'orage est la pollution concentrée
véhiculée par les réseaux unitaires au début
des épisodes pluvieux et qui est susceptible d'être
rejetée au milieu naturel par les déversoirs d'orage.
Elle correspond à un mélange d'eaux usées
et d'eaux pluviales, à forte concentration en pollution,
en raison de la remise en suspension des dépôts des
collecteurs sous l'effet de l'augmentation de débit provoquée
par la pluie (effet de chasse). Le déversement de ce flot
provoque sur la rivière un choc brutal de consommation
d'oxygène.
Pour limiter les rejets polluants aux cours d'eau, des bassins
de pollution permettant de récolter le premier flot d'orage
sont mis en place au fur et à mesure de la réhabilitation
ou de la construction de réseaux unitaires.
La pollution ainsi stockée est généralement
"réinjectée" dans le réseau après
l'épisode pluvieux.
Dans le cas d'agglomérations importantes, cette notion
n'est plus évidente et il est souvent intéressant
de capter la pollution pluviale pour la traiter en station.
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