De nombreuses activités portent atteinte à l'intégrité
des cours d'eau et en modifient l'équilibre.
Les aménagements réalisés sur les berges,
la fixation et la canalisation des cours d'eau sur leurs lits
mineurs entraînent l'appauvrissement extrême des écosystèmes,
de leur dynamique et de leur capacité de régénération
après destruction accidentelle.
L'extraction des granulats et l'exploitation en gravières
nécessite, pour des contraintes hydrauliques, d'endiguer
la rivière, ce qui entraîne l'érosion des
berges et du lit, la coupure du lit mineur de son lit majeur,
d'où, à terme, une banalisation de l'ensemble du
système et la disparition de nombreuses espèces
sur le site.
Les barrages et les digues construits pour régulariser
le régime du fleuve, suppriment l'alternance des crues
et des étiages. Or les crues jouent un rôle important
en matière d'auto-épuration et d'alimentation des
nappes souterraines en eau propre.

D'après "Fleuves, sources de vie",
M. COULET
La fixation et la canalisation des cours d'eau sur leur lit mineur
entraînent l'appauvrissement extrême des écosystèmes
|
Un exemple des conséquences de la canalisation :
évolution de la plaine du Rhin en un siècle
1852 : le fleuve est libre. La plaine alluviale alimentée
par de nombreux bras d'eau est le refuge d'un grand nombre
d'espèces.
1872 : les premiers travaux de canalisation ont simplifié
le tracé du fleuve.
1969 : nouvelle simplification du tracé et
aménagement des barrages ;
la plaine alluviale comme réserve de vie a totalement
disparue.
|