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mis à jour le 03-Nov-2010

Effets des activités humaines

Les activités humaines sont susceptibles d'influer sur l'équilibre du milieu naturel en eau douce, parfois d'une façon faible et peu perturbatrice et parfois d'une façon importante. Cette influence va tantôt dans le sens d'une dégradation et tantôt dans le sens d'une amélioration.

Provoquent une dégradation :

  • les apports excessifs de matières organiques biodégradables : rejets urbains ou industriels dont l'effet est illustré en 2.1,
  • les rejets de substances toxiques venant d'industries, d'égouts urbains ou de l'utilisation de pesticides en agriculture. On connaît la toxicité aiguë de certaines substances comme les cyanures et la bioaccumulation d'autres substances toxiques comme les métaux ou les pesticides organochlorés que l'on trouve en concentration forte dans les poissons et leurs prédateurs alors même que la concentration dans l'eau n'était pas mesurable parce que trop faible,
  • les apports excessifs de matières minérales (nitrates et phosphates) des rejets urbains (dont les produits lessiviels) et industriels et des rejets dispersés ou diffus de l'agriculture. Leur effet est illustré en 2.2,
  • les aménagements hydrauliques “lourds” des cours d'eau : la rectification ou le recalibrage de rivière qui accélèrent l'écoulement des eaux et diminuent la profondeur en étiage, la création de seuils ou de plans d'eau qui ralentissent la vitesse de l'eau. L'effet des ralentissements est présenté en 2.3,
  • la suppression du couvert végétal et des haies qui accélèrent le ruissellement et l'érosion des sols,
  • l'extraction des granulats dans les lits des cours d'eau qui a pour effet de faire baisser le niveau de l'eau et parfois d'assécher les zones de frayères.

Contribuent à une amélioration :

    • la réalisation d'opérations de reprise d'entretien (restauration) permet de remettre les rivières dans un bon état c'est-à-dire de mieux gérer les problèmes d'hydraulique et d'écoulement des eaux tout en conservant des milieux en bonne santé capables de bien fonctionner et donc d'autoépurer.
    • la réduction des apports de pollution et en particulier les dispositifs d'épuration des rejets qui visent à réduire les teneurs en matières organiques et minérales ainsi que les rejets toxiques.

Apports excessifs de matières organiques biodégradables

Apports excessifs de matières minérales

Ralentissement de la vitesse de l'eau

 
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