Le développement des êtres vivants qui composent
la biocénose d'un cours d'eau est totalement dépendant
de la croissance d'une catégorie d'entre eux : les végétaux.
Ces êtres vivants présentent en effet la particularité
presque unique de pouvoir synthétiser leur matière
organique à partir de matières minérales
grâce à l'énergie solaire, par le processus
de la photosynthèse. Ce sont notamment des micro-algues
qui constituent ce que l'on appelle le phytoplancton.
Ces végétaux servent de nourriture aux herbivores
microscopiques : le zooplancton. Lui-même alimente les consommateurs
de 2e ordre : les carnivores.
Chaque étage d'êtres vivants est appelé niveau
trophique.
A l'équilibre, la biocénose se présente sous
la forme classique de la pyramide écologique.
La population de chaque niveau trophique doit en effet être
nettement supérieure à celle de ses prédateurs
pour pouvoir se renouveler.
Dans un écosystème en équilibre, les espèces
d'êtres vivants sont nombreuses, et leurs populations varient
peu en nombre.
Pour faire apparaître plus clairement le rôle des
décomposeurs que sont les bactéries, nous représentons
aussi cet équilibre biologique sous la forme d'un cycle,
dont l'inconvénient est de masquer la structure hiérarchique
des populations, mais dont l'avantage est de mieux faire apparaître
le bouclage du circuit.
Dans les schémas simplifiés qui suivent nous symboliserons
ce cycle par :
Ces équilibres évoluent naturellement. Le vieillissement
des végétaux qui deviennent envahissants peut constituer
un écran s'opposant au passage des rayons solaires. Feuilles
mortes et troncs d'arbres entravent l'écoulement de l'eau
et se décomposent sur le fond. Il peut y avoir alors asphyxie
du milieu.
Pour y remédier, on procède à un entretien
régulier des berges.