Les réseaux de mesure
Suivi de la qualité des eaux de surface

Plus de 450 points de mesures de la qualité des cours d’eau sur lesquels près de 1 500 000 analyses sont effectuées chaque année sont en activité sur le bassin Rhin-Meuse.
Le coût total des réseaux de suivi de la qualité des eaux (de surface et souterraines) est de l’ordre de 3,3 millions d’euros par an, soit 82 centimes par habitant et par an. Ces suivis constituent le socle de connaissance indispensable à la définition des actions à entreprendre pour sauvegarder les milieux aquatiques et à leur évaluation.
A chaque réseau est assigné des objectifs spécifiques.
Le programme de surveillance lié à la Directive Cadre sur l’Eau (DCE)
La directive cadre sur l'eau (DCE) requiert dans son article 8 que soient établis des programmes de surveillance de l'état des eaux afin de dresser « un tableau cohérent et complet » de l'état des eaux de chaque district hydrographique. Cette démarche s'inscrit aussi dans le processus de rationalisation du système d'information sur l'eau, dans le prolongement de l'élaboration des schémas directeurs des données sur l'eau (SDDE) dans les bassins.
Quatre types de contrôles sont imposés par la directive (annexe V) :
Le contrôle de surveillance est constitué par un réseau de sites représentatifs du fonctionnement global des bassins versants. Ce contrôle a un objectif de connaissance patrimoniale.
Il est conçu de manière à fournir une image d’ensemble cohérente de l’état écologique et chimique en classifiant selon 5 classes : très bon état, bon état, état moyen, état médiocre, état mauvais.
Il est mis en oeuvre sous maîtrise d’ouvrage de l’Etat et de ses établissements publics (Agence de l’eau, Conseil supérieur de la pêche, Direction régionale de l’environnement).
Dans les bassins du Rhin et de la Meuse (partie française), le réseau de contrôle de surveillance est composé de 107 sites pour le suivi des cours d’eau et de 19 sites pour les plans d’eau.
Le contrôle opérationnel est destiné aux suivis des perturbations du milieu et de l’efficacité des mesures (actions). Ce suivi va concerner plus particulièrement les masses d’eau risquant de ne pas atteindre le bon état. La mise en œuvre pourra aussi impliquer des partenariats avec les acteurs concernés par les pressions et leurs impacts. La définition de ce réseau interviendra en 2007 pour un déploiement vers 2008.
Le contrôle additionnel renforce le suivi des zones protégées (directives eau potable, nitrates, eaux résiduaires urbaines, eaux conchylicoles, baignade, oiseaux, habitat, cours d’eau classés)
Le contrôle d’enquête qui sera mis en place ponctuellement pour permettre la compréhension de problèmes particuliers (pollutions accidentelles, dégradations d’origine mal connue). Les conditions et délais de mise en oeuvre, de ce réseau, restent à préciser.
>> Plus d’informations sur le Programme de surveillance
Les réseaux locaux
Le réseau de surveillance de la qualité des rivières des bassins miniers (RBM)
Le Nord de la Lorraine a connu une importante activité minière sur deux secteurs :
- le bassin ferrifère situé principalement dans le Nord-Est mosellan, le Nord de la Meurthe-et-Moselle (Pays-haut) et une frange meusienne,
- le bassin houiller dans le secteur de Forbach - St-Avold - Creutzwald,
L'exploitation de ces gisements qui est aujourd'hui arrêtée (bassin ferrifère) ou sur le point de l'être (bassin houiller), ne s'est pas faite sans incidence sur les eaux superficielles, du fait de la perturbation induite dans le sous-sol et de la présence d'importants pompages d'exhaures.
Le réseau de suivi des bassins miniers (R.B.M.) est un réseau de suivi de la qualité des cours d'eau superficielle des bassins miniers Nord-lorrains.
Doté d'environ une cinquantaine de stations de mesures, il complète le réseau national de bassin dont les données doivent être agrégées à celles du R.B.M. pour toute exploitation sur ce secteur (certaines stations sont communes aux deux réseaux).
Ce réseau comporte actuellement trois volets relatifs à la qualité des eaux superficielles :
- physicochimie et bactériologie,
- hydrobiologie (macroinvertébrés),
- micropolluants sur matières en suspension.
Le réseau d'intérêt départemental du Bas-Rhin (RID)
En vue d'une meilleure gestion départementale des cours d'eau, le conseil général du Bas-Rhin et l'agence de l'eau ont décidé de compléter le réseau national de bassin (RNB) par la mise en place d'un "réseau d'intérêt départemental de suivi de la qualité des cours d'eau du Bas-Rhin" (RID 67).
Les objectifs visés par ce réseau sont les suivants :
- acquérir une connaissance plus fine de la qualité du "chevelu" des rivières bas-rhinoises qui représente environ 2000 km,
- établir des priorités d'interventions en matière de lutte contre la pollution,
- suivre l'efficacité des actions entreprises en particulier en milieu rural et sur les hauts bassins.
Le réseau compte aujourd'hui 50 stations RID 67 qui complètent les 51 stations du RNB intéressant le département.
20 et 40 paramètres de physicochimie classiques sont analysés une fois par mois et des relevés d'IBGN (Indice Biologique Global Normalisé) sont effectués une fois par an.
|