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quasi totalité des grandes industries en France est
équipée de stations d'épuration des
eaux ou de technologies propres. Ceci a permis de réduire
les rejets ponctuels polluants classiques de 80 % et jusqu'à
90 % pour les toxiques (directs).
L'industrie reste néanmoins responsable d'environ
la moitié des rejets ponctuels de pollution organique
dans le milieu naturel, le reste étant d'origine
domestique. Elle est source de la majorité des rejets
ponctuels (non diffus) toxiques.
Le
chemin parcouru est important, avec, en vingt ans, une progression
de la pollution retirée par les industries de l'ordre
de + 230 % (rejets ponctuels).
Plus d'un millier d'établissements ont investi en
moyenne ces dernières années près de
deux milliards de francs par an pour dépolluer les
eaux, soit le double des années avant 80.
Pour le secteur productif, ces investissements représentent
la moitié des sommes consacrées à l'environnement.
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Les
agences de l'eau ont apporté aux établissements
industriels des aides importantes, de l'ordre de 60% des sommes
investies.
La lutte contre la pollution industrielle ne se résume
pas à la seule construction de stations d'épuration.
D'autres actions constituent un dispositif cohérent
de dépollution des eaux dans l'industrie comme les
technologies propres, la collecte optimisée des effluents
et le bon fonctionnement des stations d'épuration.
Dans son VIIIème programmes, l'agence de l'eau affiche
une politique ambitieuse de résorption de la
pollution diffuse industrielle. Le secteur économique
que représentent les petites et moyennes entreprises
et l'artisanat, d'une grande diversité de productions,
est source de rejets et de pollutions de natures diverses
encore peu maîtrisées. Les aides de l'agence
de l'eau sont orientées vers ces bénéficiaires. |