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Dépollution des eaux usées des industries
Point par branche
| Agro-Alimentaire |
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La plupart des usines agro-alimentaires traitent
leurs effluents soit dans leur propre station d'épuration
biologique soit dans une station d'épuration communale
à laquelle ils sont raccordés. Le raccordement
est une solution techniquement bien adaptée car la
pollution à traiter est de même nature que
la pollution domestique (organique). La mise en place d'un
prétraitement des effluents est parfois nécessaire
: dégraissage, dégrillage, décanteur. |
| Brasseries,
eaux minérales, jus de fruits |
| Toutes les brasseries sont raccordées
à des stations d'épuration urbaines, à
l'exception d'une brasserie dans le Bas-Rhin qui dispose
de son propre dispositif d'épuration. Les brasseries
travaillent pour diminuer les pertes de produits, récupérer
et valoriser le maximum de déchets (levures, Kieselguhr,
drêches). Les levures sont traitées dans des
usines spécialisées. |
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| Charbon,
cokeries, industrie du sel |
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Le charbon lorrain
voit progressivement sa production diminuer.
L'eau est présente à tous les stades d'exploitation.
Au fond ce sont les eaux d'exhaures qu'il faut extraire
au jour (5 m3 d'eau pour 1 tonne de charbon). |
| L'arrêt de cette exhaure
qui devrait intervenir au cours de la prochaine décennie
aura des conséquences importantes sur les eaux souterraines
et sur les rivières du bassin houiller. L'eau sert
également au remblayage hydraulique, au lavage de
charbon, au transport par carboducs. Les lavoirs à
charbon sont les principales sources de pollution. La construction
de bassins de décantation gigantesques (carrière
SIMON (Moselle) : 3 millions de m3) permet de restituer
un effluent débarrassé de la majeure partie
de sa pollution. |
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Les mines de sel
La Lorraine dispose d'une richesse naturelle : le sel. A
l'origine exploité dans la vallée de la Seille,
le sel est aujourd'hui produit dans la vallée de
la Meurthe. Une saline produit du sel gemme et du sel raffiné
extrait par sondage (sel de table). Deux industriels utilisent
la saumure extraite par sondage comme matières premières
et produisent à eux seuls 1,4 million de tonne/an
de carbonate de sodium (utilisé pour la fabrication
du verre...). Ces activités sont à l'origine
d'une pollution de la Meurthe et de la Moselle, préjudiciable
aux activités industrielles et interdisant la fabrication
d'eau potable. Toutefois certaines solutions sont à
l'étude afin de rendre à la Moselle et à
sa nappe alluviale sa qualité et de pouvoir ainsi
les utiliser à des fins d'alimentation en eau potable
ou industrielles. |
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Les mines de potasse
Les mines de potasse d'Alsace (MDPA) dont la fermeture est
programmée pour l'an 2004, extraient du fond la sylvinite
(chlorure double de potassium et de sodium). La quantité
de sel résiduaire sortant des "fabriques"
s'élève à environ 6 millions de tonnes
par an. Plus de 90% du sel résiduaire est rejeté.
Jusqu'en 1986, il était dissous et la saumure obtenue
déversée au Rhin. Aujourd'hui le sel est partiellement
déposé sur des aires étanches et stocké.
Les anciens terrils constituant des stocks considérables
de chlorures dont la dépollution devra être
poursuivie bien après l'arrêt des mines. |
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| Chimie |
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| Dans ce secteur industriel extrêmement
diversifié, les trois quarts de la pollution en matières
oxydables sont éliminés mais la pollution
toxique diffuse reste. Une usine chimique en Alsace représente
à elle seule les deux tiers de la pollution brute
et presque la moitié de la pollution nette oxydable.
La nature des molécules mises en oeuvre dans l'industrie
chimique et les types de pollutions observés imposent
une vigilance particulière que les risques de pollution
accidentelle justifient également. |
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| Des efforts doivent encore être réalisés
pour lutter plus efficacement contre la pollution toxique
dans cette branche industrielle en particulier pour les
micropolluants organiques et les métaux et fiabiliser
les résultats obtenus sur la pollution organique. |
| Laiteries,
fromageries |
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Les laiteries ont été
parmi les premières activités industrielles
à récupérer des sous-produits et à
se doter d'ouvrages d'épuration biologiques. La lutte
contre la pollution a débuté avec la récupération
des lacto-sérum (petit-lait) et leur valorisation
dans des usines spécialisées (fabrication
d'aliment pour veau, de lactose...). Les laiteries et fromageries,
à l'exception des établissements de petite
taille, sont toutes équipées d'une station
d'épuration biologique ou raccordées à
une station urbaine. |
| Aujourd'hui, cet
acquis en matière d'épuration doit être
conforté. Toutes les stations d'épuration
ne sont pas encore équipées pour traiter l'azote
et le phosphore résiduel. Le traitement et la valorisation
des boues d'épuration de laiteries devront répondre
aux exigences de qualité et de suivi attendues par
les pouvoirs publics et les partenaires de la filière. |
| Papeterie, cartonnerie |
Dans le bassin Rhin-Meuse, la quasi-totalité
des effluents de papeteries est traitée dans des
stations d'épuration fiables.
Le bassin Rhin-Meuse ne comporte plus d'usine produisant
de la pâte chimique dont les effluents sont particulièrement
polluants. Le problème des rejets toxiques dus aux
AOX (composés organo-halogénés) est
pratiquement résolu grâce à l'abandon
quasi généralisé des techniques de
blanchiment au chlore. Reste des soucis liés à
une fraction de la pollution organique, difficilement dégradable
dans les stations actuelles ainsi que sur la destination
finale des boues d'épuration. |
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| Sidérurgie |
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Cette branche englobe un ensemble
d'activités ou de secteurs, de la production de l'acier
à sa transformation jusqu'aux produits intermédiaires
commercialisables (tôles, fils, poutrelles...).
L'acier est un alliage de fer et de carbone que l'on sait
enrichir par d'autres éléments. |
On distingue plusieurs centaines
de nuances. Il existe deux moyens principaux de produire
l'acier : la "filière fonte" à partir
de minerai et la "filière électrique"
à partir de la ferraille récupérée.
L'acier est un matériau composite moderne. La sidérurgie
a longtemps été une grosse consommatrice d'eau.
La pollution engendrée est classique (MO et MES),
chimique dans le cas des cokeries (phénols, cyanure,
ammoniaque...) et des traitements de surface (acides, métaux
lourds...).
L'évolution des techniques, la politique du recyclage
ont permis de réduire la pollution et la consommation
en eau. Il était courant, il y a quelques décennies
d'utiliser 200 m3 d'eau à la tonne d'acier. Aujourd'hui
les besoins en appoints simples réduisent cette valeur
à quelques m3. De très gros efforts consentis
par la branche commencent à porter leurs fruits.
La sidérurgie moderne n'est plus classée parmi
les gros pollueurs. |
| Tanneries
et textiles |
Les tanneries
La présence de chrome dans les effluents de tannage
est le principal problème de cette activité
Problème aigu lorsque la tannerie est raccordée
à une station d'épuration urbaine ;
une teneur trop élevée en chrome rend la valorisation
agricole des boues d'épuration
impossible. Le traitement du chrome en interne par l'industrie
permet de solutionner le
problème des boues. |
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Les textiles
La fin des années 70 a marqué le début
des opérations de lutte contre la pollution de l'eau
dans l'ennoblissement textile. Dans certains cas les industriels
ont su s'associer pour réaliser une épuration
en commun, comme dans la Vallée de la Thur (68) et
de la Cleurie (88).
Aujourd'hui quinze industriels sont raccordés à
un réseau de collectivité et quinze assurent
leurs propres dépollutions. |
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| Sur cinq entreprises qui rejettent
encore leurs effluents sans traitement, deux envisagent
de se raccorder à une station d'épuration
de collectivité et trois ont un projet de dépollution.
Les sept ennoblisseurs de la Vallée de la Cleurie,
malgré la réalisation de trois stations d'épuration,
engendrent encore une pollution résiduelle suffisante
pour que la rivière n'atteigne pas son objectif de
qualité. Plusieurs projets sont à l'étude
afin de diminuer la pollution rejetée. |
| Traitement
du bois |
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Le traitement du bois, pour être pérenne
et efficace, impose l'emploi de produits toxiques non biodégradables.
Jusqu'en 1989, les utilisateurs de ces traitements ne se
préoccupaient guère du risque qu'ils pouvaient
faire encourir au milieu naturel. La mise en place d'une
redevance incitative, d'une aide financière à
la mise hors pollution des ateliers, la pression administrative
et une politique de communication forte ont permis de faire
largement évoluer la profession. La plus grande partie
du bois est traitée maintenant dans de bonnes conditions. |
| Traitement
de surface et mécanique |
Le traitement de surface permet
d'améliorer la présentation, la résistance
aux frottements et à la corrosion de pièces
généralement métalliques (peinture
ou vernis, émail, revêtement plastique, revêtement
métallique...).
Une détoxication des rejets toxiques est nécessaire.
Elle est possible in situ pour les établissements
de taille importante. Autre filière de traitement
de ces rejets, les centres de traitement agréés.
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Les rejets doivent absolument
se faire hors réseau d'assainissement des collectivités
car ces effluents ne sont pas biodégradables. Les
industriels de cette branche d'activités conscients
des risques de leur profession, assurent dans des conditions
satisfaisantes le recyclage des bains et le traitement de
leurs effluents.
La tendance actuelle est la suppression totale des rejets
grâce à la mise en place de dispositifs intégrant
la maintenance et le recyclage des réactifs (zéro
rejet). |
| Viande |

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80% des plus grosses industries
de la viande assurent un traitement de leurs effluents.
Elles sont pour la plupart raccordées à une
station d'épuration communale après un prétraitement
adapté : dégrillage, tamisage et dégraissage.
Pour les rares industriels qui ne traitent pas encore leurs
effluents, des projets d'épuration existent. Dans
les abattoirs, le sang est récupéré
en partie pour être valorisé soit en alimentation
humaine soit en alimentation animale (fabrication de farine...).
Les graisses et déchets divers sont enlevés
par les équarrissages. |
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