Dans
les grandes agglomérations et les communes où l'habitat
est groupé, les eaux usées des habitants doivent être
acheminées par les réseaux d'assainissement dans une
station d'épuration pour y être épurées.
Certaines communes n'ont
pas encore d'épuration. Certains réseaux d'assainissement
sont en mauvais état et ne collectent que très partiellement
la pollution. Souvent les habitations n'y sont pas raccordées,
à certaines périodes les épisodes pluvieux
pertubent le fonctionnement du dispositif d'assainissement...
Dans le cas d'habitat dispersé,
fréquemment rencontré dans les petites communes, la
pollution peut être traitée par les systèmes
individuels d'assainissement.
En
France
Les 17300 stations d’épuration des eaux réparties sur le territoire ont une capacité cumulée permettant de traiter la pollution produite par 88 millions d’habitants. Cette capacité bien supérieure à la population française permet aussi de traiter les effluents d’origine industrielle et de gérer l’impact des variations saisonnières de population dans les zones touristiques.
Dans le bassin
Rhin-Meuse
Dans le bassin Rhin-Meuse où l’habitat dispersé est rare, la priorité a historiquement été donnée à l’assainissement collectif, même en milieu rural. 97% des communes de plus de 2000 habitants sont raccordées à l’une des 611 stations d’épuration du bassin. Ces ouvrages, toujours plus performants ont maintenant un rendement de dépollution moyen de 97% sur les matières organiques (DBO5), 82% sur le phosphore et 80% sur l’azote global.
Compte tenu de ces rendements très élevés, les principaux gains de performance sont à trouver auprès de l’amélioration de la collecte des effluents et de la limitation des pertes en temps de pluie. |