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mis à jour le 03-Nov-2010

Dépollution des eaux usées des habitants

Filières d'élimination des boues d'épuration dans le bassin Rhin-Meuse


source : AERM 2008

NB : la filière " décharge " n'inclut pas les boues stockées dans les décharges internes aux sites industriels

En 2007, les stations d'épuration qui traitent la pollution émanant des collectivités du bassin Rhin-Meuse ont produit environ 92 000 tonnes de boues, soit une augmentation de 10 000 tonnes par rapport à 2000.
Ces 10 000 tonnes de boues supplémentaires sont autant de pollution qui n’arrive plus dans les rivières et contribuent a l’amélioration de la qualité des eaux !

La mise en décharge

Les stations d’épuration urbaines d'une certaine taille, supérieure à 15 000 équivalent-habitants ne disposent pas toujours de filières de valorisation (épandage agricole, compostage…) suffisantes pour absorber l’ensemble des boues produites. Elles doivent alors avoir recours à la mise en décharge des boues bien que cette solution reste la plus onéreuse.
Une directive européenne planifie l’abandon progressif de la mise en décharge des déchets non ultimes (dont les boues issues des stations d’épuration urbaines) d’ici 2015. La quantité de boues mise en décharge a été divisée par 7 en dix ans et passe à moins de 2 200 Tonnes en 2007.

L'incinération

En France, les plus grosses stations d'épuration de collectivités, supérieures à 50 000 équivalent-habitants utilisent l'incinération. Pour qu'elle devienne accessible à de plus petites stations, il faudrait envisager des centres de regroupement des boues avant incinération.
Si, économiquement, cette solution reste plus onéreuse que le recyclage agricole, son surcoût décroît avec l'augmentation de la taille de la station d'épuration. Elle peut même, pour les très grosses stations, devenir plus avantageuse si le recyclage agricole nécessite, au préalable, que les boues subissent un traitement (séchage par exemple).
Dans le bassin Rhin-Meuse, cette filière progresse et le volume de boues incinérées a concerné 20% de la production de boues en 2007 soient 19 400 Tonnes, provenant pour l’essentiel des stations de Strasbourg et Mulhouse.

Le compostage

Les nouvelles réglementation en matière de gestion des déchets sont à l’origine d’un fort regain d’intérêt pour ce type de valorisation des boues.
Cette technique, permet de créer à partir d’un mélange obtenu à partir de boues et de déchets végétaux un compost qui à l’aspect d’un terreau et présente une forte valeur agronomique.
En 2000, 30 000 tonnes ont été concernées par ce mode d'élimination qui est en très forte augmentation (10 000 tonnes en 2000).

Le recyclage agricole

Pour les boues urbaines, ce mode d'élimination est d'autant plus utilisé que la station d'épuration est de petite taille. Ce constat s'explique par la difficulté à trouver une surface agricole importante lorsque le volume à épandre augmente. Economiquement, c'est la filière d'élimination la moins onéreuse.
Bien que le risque de contamination des sols  (métaux, PCB, HPA…) par des boues présentant des problèmes de qualité soit très faible, ce mode d'élimination fait l'objet d'un rejet de l'opinion publique et de la profession agricole.
Cette défiance rend difficile la valorisation agricole des boues qui a été divisé par 2 de 1998 à 2007 dans le bassin Rhin-Meuse.
Ces dernières années, plusieurs mesures ont été prises pour contrôler l’innocuité de cette filière et restaurer la confiance :

  • Par un renforcement du contrôle de la qualité des boues et un suivi strict de l’épandage (décret n°97-1133 du 8 décembre 1997 et arrêté ministériel du 8 janvier 1998).
  • Par la mise en place d’une politique de communication et d’information (Circulaire du 18 avril 2005 relative à l’épandage agricole des boues de stations d’épuration urbaines)
  • Par la mise en place d’un fonds de garantie des risques liés à l’épandage agricole des boues d’épuration (Loi n° 2006-1772 du 30 décembre 2006 sur l'eau et les milieux aquatiques)

 

 

 
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