| L'élevage
via les déjections animales provoque des contaminations bactériennes
et la pollution des rivières, des lacs et nappes par des
matières organiques et de l'ammonium.
Dans les zones d'habitat diffus et peu industrialisées, on
voit la qualité des petites rivières se dégrader.
Le mauvais assainissement des habitations y est certes pour quelque
chose mais les élevages aussi, notament les grosses unités
qui utilisent la technique du lisier en lieu et place du fumier
traditionnel.
L'abandon progressif du foin au bénéfice du maïs
ensilé pour la nourriture des animaux a eu également
des fortes répercussions sur la pollution de l'agriculture
en favorisant la culture intensive du maïs.
Et surtout la baisse relative du prix des engrais azotés
artificiels a fait perdre l'intérêt porté au
fumier pour sa valeur fertilisante des cultures.
Du statut de richesse nécessaire
à l'exploitation en polyculture-élevage, les déjections
animales sont passées à celui de nuisance à
éliminer au moindre coût.
Ainsi, quand les élevages se modernisent, le risque pour
l'environnement s'accroît : plus d'animaux concentrés
sur un site conduit souvent à des fuites et des débordements
des fosses à lisier, à des écoulements des
purins dans les sols, à des rejets pollués concentrés,
à des épandages massifs et inutilisés par les
plantes.
Il y a aussi les écoulements de purin issus des fumiers stockés
en bordures de cours d'eau.
Ainsi le premier objectif dans la lutte contre la pollution issue
des élevages est de contenir tous ces écoulements
directs au cours d'eau en stockant les matières polluantes
dans des sites étanches. Le deuxième objectif est
de valoriser ces matières en les épandant au moment
où les plantes en ont besoin : les sites étanches
doivent donc avoir une dimension adaptée, souvent importante.
Les pollutions se produisent souvent
lors des pluies par débordements de fosses à lisier
beaucoup trop petites et auxquelles sont aussi raccordées
les descentes d'eau des toitures. |