| L'utilisation des nitrates (NO3)
permet une production optimale des cultures. L'apport d'engrais
organiques ou minéraux et les pratiques culturales (labours
d'automne) permettent d'améliorer les rendements agricoles
en apportant les nutriments nécessaires à la croissance
des cultures. Toutefois, il subsiste toujours un excédent
d'azote, constitué par l'azote que les cultures ont eu à
leur disposition et qu'elles n'ont pas absorbé.
Cet excédent est estimé en comparant les apports
d'azote aux quantités exportées par les récoltes.
Les apports d'azote proviennent de
plusieurs sources :
1) apports d'azote organique
Ils proviennent essentiellement des effluents d'élevages
de bovins (92% en Lorraine et 75% en Alsace). En 20 ans cet apport
a diminué parallèlement à la diminution du
cheptel.
2) apports d'engrais chimiques
L'apport d'azote d'engrais chimique a fortement augmenté
jusqu'en 1992 et s'est stabilisé par la suite avec une tendance
à la baisse toute récente.


Bilan d'azote agricole par hectare de surface agricole utilisée
- régions Lorraine et Alsace. Source AERM 2003
Ces dernières années, la croissance
continue de la production végétale liée à
une période climatique favorable et à une amélioration
des pratiques culturales a permis une réduction des excédents
d'azote dans les sols. L'année 2003 constitue bien sûr
une exception du fait de la sécheresse exceptionnelle.
Ces bons résultats ne doivent pas
faire oublier que l'excédent d'azote des sols s'élève,
pour l'année 2004 à 28 000 tonnes pour la Lorraine
et 10 000 tonnes pour l'Alsace, ce qui équivaut à
25 à 30% de l'azote minéral épandu.
Qu'est devenu cet azote ? Il s'est pour partie
fixé dans la matière organique des sols ou bien a
été recyclé en azote atmosphérique.
Le reste estimé compris entre 40 et 60% a été
lessivé par les pluies et entraîné vers les
nappes et les rivières.
Consultez
le bilan de gestion de l'azote par l'agriculture en lorraine
et en alsace de 1980 à 2003
( pdf : 359 ko) |