Les substances dangereuses

Enjeux et données

En principe, les micropolluants ne devraient pas être introduits directement dans les eaux. A l’exception des micropolluants métalliques, dont l’origine peut être naturelle, leur présence est donc toujours le résultat d’une contamination.

Les activités domestiques, industrielles, artisanales et agricoles sont à l’origine de l’émission de ces substances potentiellement dangereuses pour l’environnement et présentant un risque pour la santé publique.

Les directives européennes, dont la directive cadre sur l’eau, ont identifié une quarantaine de substances prioritaires (métaux lourds, pesticides…) dont la réduction est nécessaire pour atteindre le bon état des eaux. Parmi ces substances, certaines sont considérées comme dangereuses et leurs émissions doivent être supprimées au plus tard en 2020. Plus généralement, l’atteinte du bon état des eaux passe par la réduction des apports de toute substance toxique pouvant porter atteinte à l’environnement. Des objectifs de réduction des émissions portant sur plusieurs dizaines de substances, modulés en fonction de leur dangerosité ont été fixés pour le bassin Rhin-Meuse.

La diversité des substances mises en cause est importante. Le nombre de substances émises par un seul rejet peut être important, comme l’ont montré les recherches faites dans le cadre de l’action nationale de recherche et de réduction des rejets de substances dangereuses dans l’eau (RSDE).

Au-delà des difficultés de connaissance, se pose également la question des moyens possibles de réduction des émissions, compte-tenu du caractère diffus de certaines d’entre elles et des problèmes posés par l’obligation de devoir abandonner parfois certains produits.

La question des rejets de molécules issues de produits médicamenteux et de substances dites « perturbateurs endocriniens » est une préoccupation actuelle importante. Les connaissances scientifiques sont encore fragmentaires, mais l’attitude à prendre dans ce domaine devra témoigner d’une attention particulière portée à la santé publique pour favoriser le maintien de la confiance dans la qualité de l’eau potable.

Les sources de contamination sont d’origine agricole, industrielle et urbaine. Les apports de micropolluants sont la conséquence de diverses utilisations. Les sources de pollution sont nombreuses et variées.

Schema 1

Du fait des nombreuses sources, leur présence dans les rivières est générale, parfois à des concentrations dépassant les normes de qualité actuelles, qui sont appelées à se renforcer.

Schema 2

Plusieurs dizaines de substances différentes peuvent être détectées dans un seul rejet urbain ou industriel. Cette situation rend la connaissance des apports particulièrement difficile.

Les aides de l'agence de l'eau

 

Exemples et documents techniques

A découvrir

Action régionale de recherche et de réduction des rejets de substances dangereuses dans l'eau par les installations classées

À voir