La biodiversité s'observe aussi dans les jardins des particuliers. Essences complémentaires et insectes peuvent y cohabiter intelligemment. Pour cela, un seul mot d'ordre : supprimer l'utilisation des pesticides et laisser la nature oeuvrer. Nous avons rencontré Doris Graf, jardinière amatrice qui préserve la biodiversité en toute simplicité.
“Le jardinage, c’est d’abord
une passion. Mais comme
je travaille et que je n’ai pas toujours
le temps d’y consacrer ma
vie, j’ai dû optimiser l’entretien
de mon jardin. Je me suis
aperçue que mes choix étaient
judicieux pour l’environnement”.
Doris Graf, infirmière
en psychiatrie, mariée et
maman d’une fille de 15 ans
s’est transformée en jardinière éco-citoyenne un peu en
dépit d’elle-même, parce que
c’était moins contraignant !
“Le jardin, c’est un lieu naturel
dans lequel la nature garde
ses droits. Si une plante refuse
d’y pousser ou pousse mal, c’est
qu’elle n’est pas faite pour cet
endroit, c’est donc inutile de l’y
forcer, même avec des engrais”.
Tomates, salades, poireaux,
mâche poussent alors sereinement
dans le potager : “Mes
légumes, je vais les manger, je
ne tiens pas à ingurgiter des produits
chimiques. J’irais les
acheter en supermarché dans ce
cas là !”. D’autant que l’utilisation
scrupuleuse des produits
phytosanitaires (gants, masque,
douche…) nécessite du temps
et reste dangereuse.
Des solution alternatives
Livres et conseils à l’appui, Doris
sème, plante, arrose toujours
de manière à optimiser le rapport
environnement / facilité / finance. C’est ainsi qu’elle a
rapidement opté pour une toile
tissée pour l’allée de son potager “ça m’évite d’avoirà désherber tout le temps !”. Pour
que la facture d’eau soit raisonnable,
elle arrose avec l’eau
de pluie qu’elle a pu récupérer
et “toujours au pied des
plantes, sinon, de nouvelles maladies
vont se développer”.
Décoctions aux orties, infusions,
engrais verts n’ont plus aucun
secret pour la jardinière. “J’ai
appris à utiliser la complémentarité des plantes : je place celles qui
ont besoin d’ombre à côté de celles
qui en donnent, les plantes
aromatiques à côté de celles qui
sont propices aux insectes. Et contre
les maladies, ma technique est
plus radicale : je coupe la partie
malade de la plante”.