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mis à jour le 02-Mai-2012

La biodiversité aquatique

L'exemple d'un jardin particulier

La biodiversité s'observe aussi dans les jardins des particuliers. Essences complémentaires et insectes peuvent y cohabiter intelligemment. Pour cela, un seul mot d'ordre : supprimer l'utilisation des pesticides et laisser la nature oeuvrer. Nous avons rencontré Doris Graf, jardinière amatrice qui préserve la biodiversité en toute simplicité.

“Le jardinage, c’est d’abord une passion. Mais comme je travaille et que je n’ai pas toujours le temps d’y consacrer ma vie, j’ai dû optimiser l’entretien de mon jardin. Je me suis aperçue que mes choix étaient judicieux pour l’environnement”. Doris Graf, infirmière en psychiatrie, mariée et maman d’une fille de 15 ans s’est transformée en jardinière éco-citoyenne un peu en dépit d’elle-même, parce que c’était moins contraignant !
“Le jardin, c’est un lieu naturel dans lequel la nature garde ses droits. Si une plante refuse d’y pousser ou pousse mal, c’est qu’elle n’est pas faite pour cet endroit, c’est donc inutile de l’y forcer, même avec des engrais”. Tomates, salades, poireaux, mâche poussent alors sereinement dans le potager : “Mes légumes, je vais les manger, je ne tiens pas à ingurgiter des produits chimiques. J’irais les acheter en supermarché dans ce cas là !”. D’autant que l’utilisation scrupuleuse des produits phytosanitaires (gants, masque, douche…) nécessite du temps et reste dangereuse.

Des solution alternatives

Livres et conseils à l’appui, Doris sème, plante, arrose toujours de manière à optimiser le rapport environnement / facilité / finance. C’est ainsi qu’elle a rapidement opté pour une toile tissée pour l’allée de son potager “ça m’évite d’avoirà désherber tout le temps !”. Pour que la facture d’eau soit raisonnable,
elle arrose avec l’eau de pluie qu’elle a pu récupérer et “toujours au pied des plantes, sinon, de nouvelles maladies vont se développer”. Décoctions aux orties, infusions, engrais verts n’ont plus aucun secret pour la jardinière. “J’ai appris à utiliser la complémentarité des plantes : je place celles qui ont besoin d’ombre à côté de celles qui en donnent, les plantes aromatiques à côté de celles qui sont propices aux insectes. Et contre les maladies, ma technique est plus radicale : je coupe la partie malade de la plante”.

 
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