La commune de Baldersheim (68), s’est engagée, en 2003, à réduire sa consommation de pesticides et d’engrais chimiques au profit de méthodes naturelles. Sept années plus tard, l’enthousiasme ne faiblit pas. L’équipe municipale accorde parfaitement respect de la nature, de l’eau, de la santé avec le fleurissement de la ville et celui du budget. Un bon exemple de protection de la biodiversité.
Stress, tisane, camomille ou encore calendrier lunaire sont des termes peu courants dans les services techniques des communes. Ce sont pourtant ceux qu’emploie Marc Houtsch, responsable des espaces verts de Baldersheim (68) lorsqu’il parle de l’entretien des espaces verts de son village. « Nous allons plus loin que la simple suppression des pesticides. Nous supprimons toutes utilisation de produits chimiques, y compris les engrais fertilisants. Nous revenons aux méthodes traditionnelles du jardinage. Nous soignons les plantes dans des périodes lunaires favorables, nous soignons la terre plutôt que les plantes, nous essayons de comprendre pourquoi certaines plantes sont attaquées par des ravageurs et pas d’autres, pour faire mieux l’année qui suit. La tisane est devenue notre engrais favori : la tisane de fougère comme insecticide, d’absinthe contre les ravageurs, l’ortie comme fertilisant ou encore la camomille pour certaines plantes trop vigoureuses. »
Une démarche participative
L’équipe de Marc Houtsch met en œuvre le BRF (Bois Raméal Fragmenté) comme nutriment à la terre et économie d'arrosage. « Nous avons fait participer les habitants de la commune. Nous leur avons demandé de nous mettre à disposition les résidus de leur taille sur le trottoir que nous avons récupéré et broyé. Nous avons ainsi évité à chaque habitant de se déplacer à la déchetterie et la commune a fait des économies. » La démarche de la commune est globale. Même les matériaux utilisés pour les trottoirs sont choisis pour éviter aux herbes de pousser. Baldersheim fait aujourd’hui figure d’exemple. Une quinzaine de communes françaises sont venues s’inspirer de ses démarches et ses réflexions qui, « une fois bien rodées, ne prennent pas plus de temps et ne coûtent pas plus cher. »