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Les analyses d'eau
Une bonne photographie de l'état de santé des rivières du bassin Rhin-Meuse a été nécessaire pour définir les grandes orientations du 7e programme (1997-2001) de l'agence de l'eau pour la préservation de l'eau et des milieux aquatiques. Un constat qui a permis de mettre en évidence l'écart entre les petits et grands cours d'eau, leur dégradation physique, l'émergence des pollutions par les micropolluants et la trop faible attention portée aux nappes.
En 1996, premier bilan positif pour la qualité des eaux superficielles, puisque 50 % des cours d'eau affichent une qualité d'eau conforme à l'objectif. Les améliorations les plus nettes concernent l'Ill, la Thur, la Meurthe et des cours d'eau connus pour leur pollution excessive depuis de nombreuses années : la Rosselle et la Scance. En revanche, le bilan de santé des petits cours d'eau n'est pas satisfaisant. Aucune amélioration constatée au cours des dix dernières années. Un tiers seulement de ces cours d'eau a une qualité conforme aux objectifs de qualité.
Les inquiétudes persistent quant au développement de l'eutrophisation (algues microscopiques en suspension). La Meuse est particulièrement touchée depuis une quinzaine d'années. En septembre 1995, elle a connu un des plus importants développements d'algues microscopiques jamais observés, traduisant la fragilité de la situation et l'insuffisance des progrès accomplis en matière de maîtrise du phénomène d'eutrophisation. Le phosphore, seul facteur de contrôle possible, est en quantité encore bien trop importante dans l'eau pour stopper ces croissances de végétation.
En ce qui concerne la pollution des cours d'eau par les micropolluants, il faudra s'attaquer à la pollution par les hydrocarbures polycycliques aromatiques (HPA), les polychlorobiphényles (PCB), les solvants halogénés et certains pesticides tels l'atrazine, la simazine et le diuron. Quant à la pollution métallique (plomb, mercure, zinc...), elle évolue peu depuis plusieurs années.
Déficit notoire d'entretien
L'entretien des berges et du lit de nombreux cours d'eau n'est plus réalisé depuis de nombreuses années. Le recalibrage et les travaux d'endiguement, les travaux de drainage participent également à une banalisation et une détérioration de la vie aquatique d'un grand nombre de cours d'eau. Ces agressions, associées aux excès d'azote et de phosphore, déséquilibrent le milieu et remettent en cause le fonctionnement bénéfique du cours d'eau : auto-épuration des eaux, expansion des petites crues dans le lit majeur, recharge des nappes alluviales et croissance équilibrée des végétaux. Certaines incohérences constatées dans le passé, en matière d'aménagement de cours d'eau, d'assainissement et de drainage de terres agricoles, rappellent l'importance et la nécessité d'une gestion globale à l'échelle du bassin versant.
L'agence de l'eau vous informe sur ces services :
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