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Réduction de l'usage des pesticides, tous concernés
La pollution par les produits phytosanitaires (insecticides, herbicides, fongicides…) est le premier facteur de détérioration de la qualité de l’eau. Un tiers de la surface de la nappe rhénane est aujourd’hui impropre à la consommation sans traitement complexe et coûteux. Cette contamination concerne aussi la quasi-totalité des cours d’eau d’Alsace.

Les zones non agricoles (espaces verts urbains, cimetières, terrains de sports, voies ferrées, routes et autoroutes, aéroports, canaux, sites industriels et leurs abords, jardins de particuliers…) sont concernées par la réduction voire la suppression de l’usage des pesticides.
Les usages non agricoles représentent 10% du tonnage utilisé en France (78 000 tonnes de pesticides utilisées en 2008).
La gestion des espaces publics engendre une pollution de l’eau par les pesticides
40% des quantités d’herbicides utilisés pour désherber les espaces verts et les voiries se retrouvent dans les cours d’eau. En effet, les pesticides utilisés sur des surfaces imperméables, importantes en ville et très sensibles au ruissellement, sont entraînés par les pluies vers les cours d’eau ou lessivés vers les nappes d’eau souterraine, d’autant que les espaces traités sont directement connectés à l’eau via des avaloirs, caniveaux, bords de canal, de cours d’eau, de fossés…
Moins consommatrice de pesticides que les activités agricoles, la gestion des espaces verts et des voiries représente néanmoins une source de pollution non négligeable.
Des solutions alternatives existent
Pour réduire les risques de pollution des eaux à l’échelle communale, et atteindre les objectifs de bon état fixés par la directive cadre sur l’eau, différentes mesures doivent nécessairement être mises en œuvre :
- diminution des doses et développement de techniques alternatives
- suppression des surfaces désherbées par voie chimique à risque élevé de transfert de produits phytosanitaires vers les eaux
- formation et accompagnement du personnel en charge de l’application des produits phytosanitaires aux nouvelles techniques d’entretien
- conception nouvelle de l’aménagement urbain pour limiter ultérieurement les travaux d’entretien
- sensibilisation du personnel et des habitants pour une évolution des mentalités, etc.
Cet ensemble de mesures, composantes d’un programme d’actions à développer à l’échelle communale, implique en première étape la réalisation d’un plan d’entretien et de désherbage des espaces communaux adapté aux objectifs de protection des eaux (correspondant au niveau 1 de l’opération Commune Nature). La réalisation de tels plans s’inscrit en cohérence avec les préconisations du SAGE Ill-nappe-Rhin qui demande, dans le cadre de la lutte contre la pollution des eaux souterraines d’origine non agricole, de réaliser des plans d’entretien des voiries et des espaces verts dans les communes. Ces études-diagnostics sont l’occasion pour la collectivité de redéfinir la politique d’entretien tout en respectant la réglementation sur l’utilisation des produits phytosanitaires en vigueur.
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