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mis à jour le 03-Nov-2010

Pour un bon état chimique
des eaux de surfac
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La directive 2008/105/CE du 16 décembre 2008 sur la qualité des eaux de surface a été publiée. Cette directive fixe des normes de qualité des polluants classés comme substances prioritaires. Ces normes seront à respecter en vue d'atteindre le bon état des eaux demandé par la directive cadre sur l'eau (DCE) d’ici 2015.
Claire Riou, ingénieur d’étude à l’agence de l’eau Rhin-Meuse nous éclaire.



Pouvez-vous nous situer dans quel contexte intervient cette directive nouvellement adoptée ?
La directive cadre sur l’eau oblige les Etats européens à obtenir le bon état de leurs rivières et de leurs nappes phréatiques. Ce bon état se mesure à travers un état biologique (présence de poissons, d'invertébrés dans l’eau…) et un état chimique. Ce sont les modalités d'évaluation de cet état chimique que fixe cette directive nouvellement adoptée.

Comment s’intègre-t-elle dans le SDAGE ?
Le SDAGE est un outil d’application de la Directive Cadre sur l'Eau et donc de cette nouvelle directive en France. Les objectifs de qualité des eaux qu’il fixe prennent en compte ces normes.

Concrètement, qu’est-ce que cela va changer ?
Cette directive fixe les normes de qualité à respecter pour 41 polluants « dits substances prioritaires » (mercure, hydrocarbures polycycliques aromatiques - HPA, etc.). Par ailleurs au-delà du respect de ces normes, la DCE impose la réduction des rejets - voir leur suppression pour 13 d'entre elles (dites « dangereuses prioritaires ») - d'ici 2021.
2015, échéance du bon état, c’est demain. Des travaux sont d’ ores et déjà en cours pour trouver des solutions de remplacement à l’utilisation de ces substances. Les Etats devront également, dès 2009, mettre en place un inventaire des émissions, rejets et pertes de ces substances afin d’avoir un état des lieux de départ.

Qui est à l’origine des rejets de ces substances dans les rivières ?
Tout le monde ! Les industriels, les agriculteurs et les collectivités par l’intermédiaire des stations d’épuration (donc le particulier) en sont à l’origine. La suppression des rejets de certaines substances risque de s'avérer difficile. En effet dans le cas des HAP par exemple, la pollution des rivières est en partie due aux HAP qui se trouvent dans l'atmosphère suite aux combustions de bois, de charbon, d'essence …  

 
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