


AERM/D.Frechin
Plus d'une centaine de personnes de 5 pays ont assisté au colloque.
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La mise en œuvre de la Directive cadre sur l’eau impacte les vingt sept pays de l’Union européenne. Le Comité de bassin Rhin-Meuse, au moment où il se dirige vers la dernière ligne droite avant l’adoption définitive fin 2009 des plans de gestion des eaux (SDAGE), s’est interrogé sur les conséquences économiques qu’allait avoir la mise en œuvre de cette directive pour les acteurs des pays frontaliers du Rhin et de la Meuse, pays qui partagent des eaux communes et des ambitions similaires pour leur bon état (des eaux) sans oublier une « obligation légale » de se cordonner sur des plans de gestion transfrontaliers.
A l’invitation du Président de la Commission SDAGE du Comité de bassin Rhin-Meuse, Gilbert Bauer, industriel, plusieurs pays et lands acteurs de la mise en œuvre de la directive cadre se sont retrouvés à Strasbourg, au palais des Congrès et de la Musique, le 10 décembre dernier pour échanger sur leurs objectifs et programmes avec, en fond d’écran, les questions cruciales combien cela coûte ? qui paie quoi dans les pays concernés ? la capacité à payer des ménages et des activités économiques ?
Distorsion de concurrence ?
Qu’ils soient du BADE WURTEMBERG ou du land voisin de HESSE, ou encore de Wallonie, des Pays-Bas, du Luxembourg et de France, le fil rouge du jour est resté tendu entre le bon état des eaux, le coût acceptable, comparable et accepté de ce bon état. Les participants ont tenté de répondre avec pragmatisme à la plupart des questions : la DCE introduit-elle de la distorsion de concurrence ??? oui, il peut y avoir des biais et des coûts supplémentaires mais pas question de montrer du doigt telle ou telle catégorie d’usagers de l’eau. La matière en cause, ici, n’est pas banale. Il s’agit de la qualité des ressources en eau, présentes et futures. Pour apprécier les conséquences économiques surgit la difficulté du calcul des bénéfices environnementaux ; le bon état des eaux a-t-il un prix ? En attendant de trouver la formule magique qui donne l’équilibre entre un coût individuel et une retombée collective, on évoque le réglementaire mais aussi le volontaire. L’humanité n’est pas stupide dira le Président, une conclusion que l’ensemble des participants se sont empressés de partager.
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