Espèces exotiques envahissantes dans la région Grand Est

La DREAL, l’Agence de l’eau Rhin-Meuse, l’Agence française de la biodiversité, l’ONCFS, avec l’appui de la Région Grand Est et en partenariat avec le CEREMA ont organisé fin 2018, une journée technique d’échanges intitulée « Comment aborder collectivement la problématique des espèces exotiques envahissantes dans la région Grand Est ».

Une centaine de participants représentait une large palette d’organismes : gestionnaires de milieux naturels, associations, collectivités territoriales, fédérations de pêche et de chasse, chambres d’agriculture, gestionnaires de réseaux, universités, services de l’État.

Cette journée fait suite aux recommandations formulées à l’issue de l’enquête réalisée par le Cerema et constitue la première étape d’une déclinaison régionale de la stratégie nationale sur les espèces exotiques envahissantes. Son objectif était de mettre en relation les différents acteurs et d’amorcer une dynamique de réseau.

Des demandes d’informations, notamment de protocoles de gestion de lutte fiables et de données sur la répartition des espèces, ont été exprimées. Les acteurs sont également intéressés par la structuration de ceux d’entre eux qui sont les plus présents sur le terrain en une « force de réaction rapide » qui pourrait intervenir rapidement à l’occasion de la détection de nouveaux foyers.

Le besoin d’une animation régionale du réseau d’acteurs concernés en Grand Est est ressorti comme une priorité de chaque atelier.

Le Conservatoire des Espaces Naturels de Lorraine (CENL) s’est vu confier cette animation par le collectif régional, pour une mise en œuvre à partir d’avril 2019.

La stratégie régionale s’intégrera dans la stratégie régionale de la biodiversité. Elle ne visera pas à préconiser et financer des actions sur toutes les espèces sur tout le territoire mais encadrera une démarche objective et transparente d’évaluation et de priorisation des risques générés par les espèces exotiques envahissantes sur la biodiversité. Cette évaluation intégrera ainsi exclusivement des critères d’évaluation de leurs impacts écologiques sur les milieux naturels et les espèces. Les espèces évaluées comme prioritaires feront l’objet d’un plan d’action et d’un suivi particulier par le réseau d’acteur régional constitué pour parvenir à en réduire effectivement les impacts. Sans intégrer à proprement parlé la démarche d’évaluation, l’ensemble des informations d’aide à la décision attendus par les gestionnaires tels que le renseignement des impacts sur les usages, les coûts de gestion, l’impact sanitaire, l’acceptation sociale des opérations de lutte, seront centralisées et diffusées au travers d’un centre de ressources régional.