Un programme d’actions pour restaurer et renaturer les affluents de la Boler

Les cours d’eau du bassin versant de la Boler (57), situés essentiellement en zones rurales, ont subi au cours des années de nombreuses modifications de leurs tracés originels liées aux activités agricoles.
Après une phase d’étude, le syndicat intercommunal de gestion et d’aménagement de la Boler et de ses affluents a identifié un programme de restauration et de renaturation. Explications.


Environ 73% de la surface totale du bassin versant de la Boler sont des territoires agricoles, dont 35%  sont des cultures et 37% des prairies. Les affluents et sous -affluents évoluent donc sur un territoire où la pression agricole est forte.
Nombre  de  ces  petits  cours  d'eau  ont subi  pendant plusieurs années des recalibrages ayant provoqué une  dévégétalisation des  berges. 
A l’inverse, présents sur le territoire, certains milieux épargnés ont un potentiel écologique intéressant (zones humides, cours d’eau en milieux forestiers…).
Après une première phase de travaux, entre 2011 et 2013, le  syndicat iIntercommunal de gestion et d’aménagement de la Boler et de ses affluents initie aujourd’hui un vaste programme de restauration et de renaturation de 58  affluents  de  la  Boler,  du  Beyren , du Faulbach,  du Weihergraben, du Kingelbach, et du Rhein, pour un linéaire total d’environ 72 kilomètres.

Une diversité d’actions identifiée
Afin de  proposer  des  actions concrètes pour améliorer le fonctionnement  des cours d’eau, un nombre important d’interventions a été identifié dans le cadre d’une étude.

Trois types d’actions ont ainsi été mises en avant :
- des actions de type traitement de la ripisylve et plantations (plantations d’arbres et arbustes, coupe de résineux et de peupliers, élimination de plantes invasives, …)
- des actions de type gestion des ouvrages et protection de berges (mise en place de clôtures ou d’abreuvoirs en bordure de champs, élimination d’embâcles …)
- des actions de renaturation en reprenant le tracé complet de la rivière (effacement et remplacement d’ouvrages, aménagement des ouvrages hydrauliques  faisant obstacles à la continuité écologique, valorisation des cours d’eau en traversée urbaine, réouverture de cours d’eau souterrain…)

En complément, la préservation de zones humides a été identifiée, notamment pour l’étang de Preisch, l’ancien lit du Weihergraben ou bien encore la roselière sur le ruisseau d’Himeling.

La priorisation comme gage de réussite
Ce travail de reconquête des cours d’eau et milieux naturels de grande ampleur nécessite de prioriser les interventions.
Pour  cela,  il  est  nécessaire  de  classer  les  cours  d’eau   en  fonction de leur état actuel et de leur potentiel écologique pour déterminer l’intérêt et la priorité d’intervention.
Ce  classement  permet  de  cibler  les  affluents  pressentis  pour  des  actions  de  restauration  ambitieuses,  les  secteurs  à  enjeux  fort , et ceux où les actions proposées seront plus  classiques. Ceci  permet  d’orienter  les  propositions  d’actions  faites  sur  chacun  des  affluents et ainsi initier un cercle vertueux tout en conciliant activités agricoles et cadre de vie pour les populations locales..
Les premiers aménagements proposés concernent une dizaine d’affluents localisés  quasi essentiellement en tête de bassin versant de la Boler et du Beyren. Les travaux devraient s’engager très rapidement.

Un programme complet initié depuis 2002

Le syndicat intercommunal de gestion et d’aménagement de la Boler et de ses affluents, qui regroupe 11 communes du bassin versant de la Boler, a été créé dans l’objectif de réaliser des travaux d’aménagement, de restauration, de valorisation et d’entretien sur les cours d’eau dont il a la compétence.
Ces programmes de  travaux  de restauration et renaturation de cours d’eau font partie d’un premier volet d’actions sur le bassin versant de la Boler.
En effet, une étude préalable réalisée en 2002, a identifié deux volets distincts d’actions de restauration écologique et d’actions de lutte contre les inondations.
Le syndicat a d’ores et déjà décidé de lancer une nouvelle étude relative à la définition des zones inondables du bassin versant de  la Boler.