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mis à jour le 07-Avr-2009

Zéro pesticide ...

Des communes déjà engagées dans le Bas-Rhin

 

Un exemple en images : Mundolsheim
 

Strasbourg (Bas-Rhin -  465 000 habitants – 1600 kilomètres de voiries – 360 hectares d’espaces verts - 170 hectares de jardins familiaux)

Trois questions posées à Philippe Gintzburger, responsable du projet « zéro pesticide » à la Ville et à la Communauté urbaine de

Strasbourg a initié  une démarche zéro pesticide depuis une année. Quels sont les premiers résultats ?
L’année 2008 – phase d’expérimentation – a été marquée par la révision des modes de gestion, l’acquisition de matériels de désherbage alternatifs, la sensibilisation et la formation d’environ 600 agents. En un an, la quantité de pesticides utilisée pour l’entretien des espaces publics a été divisée par six.

Qu’avez-vous modifié dans vos pratiques ?
Sur les trottoirs et les caniveaux l’usage de désherbants chimiques a laissé la place au balayage mécanisé associé à un désherbage manuel. En ce qui concerne la décoration florale, un traitement chimique raisonné est parfois encore nécessaire pour préserver certains végétaux, mais les quantités utilisées ont  été considérablement réduites. Pour l’entretien des 23 000 pieds d’arbres et des 100 hectares d’allées, de massifs et d’arbustes, les agents des espaces verts combinent désormais binage, désherbage manuel et traitement diversifié des surfaces. L’intervention préventive est effectuée à l’aide de désherbeurs mécaniques ou thermiques.

Quel axe favorisé pour 2009 ?
Nous souhaitons mettre en œuvre systématiquement des techniques toujours plus écologiques s’intégrant dans une politique globale de protection de l’environnement, et dont l’enjeu majeur est la protection de la nappe phréatique.

 

Betschdorf (Bas-Rhin – 3 700 habitants – 33 kilomètres de voiries – 14 hectares d’espaces verts)

Sous l’impulsion de Jean-Philippe Goetzmann, responsable des espaces verts, Betschdorf et les trois communes associées ont totalement abandonné les pesticides. «L’année 2008 a été une année test, tout n’a pas été parfait. Les charges de travail ont augmenté ce qui nous oblige à cibler les endroits prioritaires à désherber comme les cimetières, les courts d’écoles ou les axes principaux. Les autres lieux sont bien entendu désherbés mais moins régulièrement. La commune est toujours aussi fleurie. J’utilise des fertilisants naturels comme le purin d’ortie ou de prêle. Je suis plus tolérant vis-à-vis des agressions (pucerons…) que peuvent subir fleurs et plantes. On s’aperçoit que même si cela ralentit un peu la pousse, au final le végétal reprend le dessus. Le prochain projet est d’utiliser un engrais organique végétal sur le terrain de foot. Il est important de démontrer que c’est faisable et de faire évoluer les mentalités et les pratiques. »

 
 
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